Prenant - enfin - le relai de lycéens qui se sont bien
dépensés depuis plusieurs semaines, un appel
intersyndical a été l'occasion d'une grosse,
grosse journée de mobilisation
ce jeudi 15 mai 2008, autour principalement des questions de
suppressions de postes dans la fonction publique (11200 cette
année dans l'EN, 80 000 d'ici 2012, est-il besoin de le
rappeler), avec des gros bataillons du primaire (qui se battent
également contre les nouveaux programmes imposés sans
concertation par Darcos and co) en particulier. 60% de grévistes
côté enseignants, 50000 manifestants à Paris,
30 000 à Marseille, Nantes, 15 000 à Grenoble, 10 000
à Lyon, Toulouse, Lille... et surtout,
1300 à Saint-Lô (cf. un
essai de bilan sur le forum), cela faisait un moment qu'on n'avait pas vu une mobilisation de cette ampleur.
La
réponse du gouvernement ?
Elle a été apportée, fait rare - y aurait-il
quelques inquiétudes dans les hautes sphères - par le
président Sarkozy lui-même alors que la manif parisienne
finissait à peine :
"J'ai demandé au gouvernement de déposer avant l'été un projet de loi qui
instituera un droit à l'accueil des enfants inscrits dans nos écoles (...) Le projet que je demande au gouvernement prévoira qu'en cas de grève, les professeurs grévistes se feront
connaître 48 heures à l'avance"
Bref, un appel clair à
continuer la lutte ! Ca tombe bien, les occasions ne manquent pas dans les semaine qui viennent:
- Dimanche 18 mai : manifestation nationale à Paris à l'appel de la FSU
- Jeudi 22 mai : appel intersyndical et interprofessionnel public-privé sur les retraites
- Samedi 24 mai : journées d'action décentralisées à l'appel de syndicats et organisations dans l'éducation
Ce n'est qu'un "début" donc, comme disaient d'autres...
To be continued.