E-duquons : actions


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A Créteil



Actions 2007 contres les réformes de Robien - et autres

À suivre aussi sur
- forum et agenda
- Réseau des Bahuts
forum du site "Dis non"
Actions de l'AG Région Parisienne (janvier 2007)



Education Sans Frontières : réseau de soutien pour les élèves scolarisés sans-papier (ou qui risquent de le devenir à leur majorité).
TZR en Colère ! Le collectif des titulaires chargés des missions de remplacement.
Ecole et Territoire : association qui mène la lutte (juridique...) contre la fermeture des classes ou établissements
Boîte à outil (tracts, affiches...)
Actions 2005-2006
Un appel d'un collectif d'enseignants vendômois pour une grève lors des examens 25.02
Mouvement lycéen 2005
Les précaires se rebiffent

Boîte à outil (tracts, affiches...)
Idée d'action contre le remplacement interne
Action pour le remplacement dans les écoles
Actions à peine passées
2004-2005
- Après le 20.01 : reconduction et extension ?
- Grève du 20 janvier 2005
- SES, EPS, Arts : de luttes éparses à la lutte finale ?  (janvier 2005)
- Collèges en grève (...) récits du réveil enseignant (décembre 2004)
On se bouge au Mans ! (13.12)
- Grève et manifs du 7.12 : et après ? (8.12)
- Combat de Roland Veuillet
- Rentrée : "Dé-marquez vous !" (août 2004)
Actions passées
2003-2004
- A Créteil en 2004, les lycées sont mobilisés contre les suppressions d'option, la baisse des horaires... lettre et pétition à lire en ligne.
- Un exemple d'opposition à la loi sur la laïcité : texte d'un collectif contre l'exclusion des jeunes filles voilées, qui a fait débat à Cétacé. (juillet 2004)
Actions très (tré?) passées
Mouvement de 2003 contre la décentralisation et la réforme des retraites : là où tout commença pour beaucoup de Cétacéens. Cf. - moment de nostalgie - le site d'action du Lycée Léon Blum créé alors.



Ecole et Territoire - lutter contre les suppressions de classes et les fermetures d'établissement (21.06)






5 bonnes raisons de se mettre en grève le 10 mars et plus encore...4.03

  1. Obtenir le retrait de la Loi d'orientation scolaire, votée au Sénat à partir du 15 mars. Cette loi dangereuse (elle permet beaucoup de choses dans son rapport annexé) promeut un service public d'éducation au rabais (socle commun de connaissances) alors qu'elle est refusé par tous (enseignants, syndicats, lycéens, parents d'élèves, partis de gauche, UDF) sauf quelques fossoyeurs de la Sécurité sociale et des services publics. Cette loi influencée par un ministre, Fillon, et l'Union Européenne (objectifs de Lisbonne) est néfaste à terme. On s'en rendra compte dès la rentrée 2005, date de son application prévue. Préparez vous à remplacer vos collègues absents et construisez dès aujourd'hui vos progressions hebdomadaires tous niveaux et toutes matières confondus : vive l'annualisation du temps de travail et la qualité de l'enseignement !.
  2. Refuser la casse de l'école qui passe par les restrictions budgétaires, les suppressions de postes, une carte scolaire calamiteuse (fermeture d'établissements entiers). Ces suppressions massives, uniquement dictées par un souci d'économie absurde, ont généré d'importants mouvements locaux de protestations (occupations d'établissements, manifestations locales monstres, démission d'un recteur, manifestations lycéennes).
  3. Demander que l'on daigne nous mettre quelque beurre dans les épinards en lieu et place des 0,5% d'augmentation chichement accordé par le sieur Dutreil pour l'année 2005. Vous aurez tous constatés que l'augmentation attendue se transforme en baisse à l'occasion de l'intégration des primes dans le calcul des retraites (0,2% de cotisations en plus) et de la réforme de la Sécu (augmentation de la CSG).

  4. Favoriser la candidature de Paris aux Jeux Olympiques de 2012 en illustrant le caractère encore démocratique de note France. Comme on aurait aimé que les chinois, qui ont obtenu les Jeux pour 2008, fasse preuve d'autant de détermination que nous et manifestent dans les rues de Pékin lors de la visite de la commission olympique ! Pour ceux qui n'y seraient pas favorables, montrer comment une Grève générale public-privé peut bloquer l'ensemble du pays.
  5. En finir avec un gouvernement inique, menteur et méprisant. Gouvernement qui propose des maisons en contreplaqué à 100 000 euros aux pauvres quand le coût de la location de l'appartement d'un seul ministre (qui plus de l'économie et des finances, mais il est pas le seul) permet de payer une de ces maisons en 6 mois ! Et sans parler des travaux ! Gouvernement qui ose parler de positive atttitude aux chomeurs licenciés nombreux ces mois-ci et au million de rmistes.

Tous ensemble donc le 10 mars, en grève et en cortège place d'Italie, avec tous les services publics, les entreprises privées, les lycéens...

Le texte peut être téléchargé dans notre boîte à outil pour diffusion illimitée et gratuite (jusqu'au 10 mars après c'est mort ou alors il faut changer la date) : Boite à outils Cétacé!



Un appel d'un collectif d'enseignants vendômois pour une grève lors des examens 25.02

L'appel suivant a été lancé par un collectif d'enseignants vendômois auxquels se sont joints des lycéens, des étudiants et des salariés de tous horizons. Un site est consacré à l'appel, qui montre l'ancrage local et régional fort de l'action (voir la liste des soutiens) et permet de le soutenir par une simple signature.
Cet appel fait partie des actions de plus en plus nombreuses des collectifs enseignants issus du mouvement du printemps 2003 ( voir entres autres celui d'Educ pop à Paris ). Il pose la question de la lutte contre la loi Fillon une fois celle-ci votée par le Sénat (dans uen procédure d'urgence inique). Le bon déroulement des examens ne doivent-ils pas être un moyen de pression dans cette optique ? Cette action, écartée lors du mouvement du printemps 2003 par la plupart ne doit-elle pas être envisagée cette année face à la surdité gouvernementale ? Est-elle simplement possible (Le bac peut-il fonctionner comme certains le disent avec une proportion infime des enseignants par exemple). Le débat est ouvert.

APPEL POUR LA DEFENSE DE L'ÉCOLE PUBLIQUE

Après les retraites et l’assurance maladie, c’est au tour de l’Ecole d’être réformée. Le projet de loi Fillon sera discuté à l’Assemblée Nationale à partir du 15 février pour être voté avant le printemps 2005. L’objectif déclaré du ministre est d’«assurer la réussite de tous les élèves». Comment ne pas y souscrire? Si l’ambition est noble, les moyens nécessaires pour y parvenir sont pourtant loin d’être mis en œuvre. De nouvelles restrictions budgétaires sont déjà programmées: 5847 emplois d’enseignants seront supprimés à la rentrée 2005! On l’aura compris, l’heure est aux économies. Il s’agit pour le gouvernement de rentabiliser la fonction publique en général et le système éducatif en particulier. Le Conseil Supérieur de l’Education ne s’y est d’ailleurs pas trompé en rejetant le projet de loi.

Les personnels de l’Education Nationale sont, depuis longtemps déjà, contraints de «gérer» la pénurie de moyens, en travaillant «autrement». A côté de l’enseignement de la discipline dans laquelle l’enseignant a été formé et recruté, se multiplient les activités annexes. Activités d’encadrement: on le sait, le nombre d’adultes non enseignants présents dans les établissements scolaires est en diminution constante, rendant l’encadrement des élèves problématique. Activités de soutien: soutien scolaire individualisé (pourquoi pas?), soutien social et psychologique, conseil en orientation. Autant de tâches que les personnels spécialisés (infirmières, conseillers d’orientation, psychologues, assistantes sociales…), eux aussi en voie de raréfaction dans les établissements, ne peuvent plus assumer à eux seuls. Rien n’est prévu dans la réforme pour améliorer cette situation. Au contraire, une nouvelle mesure devrait dégrader un peu plus encore les conditions de travail des élèves et des professeurs: chaque enseignant sera tenu de remplacer un collègue absent; dans sa discipline ou dans une discipline «connexe». Un professeur de physique pourra, par exemple, remplacer un collègue enseignant les mathématiques. Qu’importe la qualité de l’enseignement puisqu’il s’agit de rentabiliser le système!

Elèves et parents doivent déjà supporter et devront bientôt accepter:

  • des classes surchargées,
  • la fermeture de classes ou de sections de «proximité»,
  • la diminution du volume horaire d’enseignement de certaines disciplines,
  • la diminution du nombre des options proposées à l’entrée au Lycée,
  • la fin de certaines pratiques pédagogiques jugées dispendieuses (suppression des dédoublements de certaines classes en sureffectif, dans certaines matières, comme les langues, par exemple; suppression des TPE (travaux personnels encadrés) au lycée, censés initialement légitimer un espace de curiosité et de recherche individuelles pour l’élève; suppression des IDD (itinéraires de découverte) au collège; remise en cause des moyens accordés aux zones d’éducation prioritaire),
  • la mise en place d’un socle commun de connaissances utilitaires dont les élèves en difficulté devront se contenter, avant d’être placés en apprentissage, sous la tutelle d’entreprises privées, dès la fin de la 5ème,
  • la simplification des épreuves du bac, c’est-à-dire la remise en cause de leur caractère national…

Dans ces conditions, la «réussite de tous les élèves» ne signifie plus un enseignement de qualité pour tous. Ce que la réforme entérine sournoisement, c’est la volonté d’en finir avec une époque, qui aura été celle d’un lent accès du plus grand nombre à une scolarité de plus en plus longue. Nous savons bien qu’un enfant de milieu modeste n’a jamais eu autant de «chances» qu’un enfant de milieu aisé d’accéder à un niveau de qualification et finalement de rémunération élevé. Mais, loin de corriger les inégalités sociales, la nouvelle Ecole les amplifiera. Ce qui est visé par la réforme, c’est une adaptation du système éducatif aux nouvelles mutations économiques. On observe l’explosion des contrats à durée déterminée; on sait que les emplois créés, ou appelés à être créés, sont et seront, pour les deux tiers d’entre eux, des emplois précaires, peu qualifiés n’exigeant qu’une formation très courte ou une rapide adaptation «sur le tas» —petits boulots ou «hamburger jobs». Une minorité d’emplois qualifiés et une majorité d’emplois déqualifiés, voilà, de nos jours, ce qu’exige le fonctionnement «normal» du marché du travail. Pourquoi l’Etat devrait-il alors assurer à tous un enseignement diversifié, donc coûteux? Est-il nécessaire d’apprendre l’histoire et la géographie ou de recevoir un enseignement artistique? Le socle commun, gage d’une adaptabilité minimale, pourra suffire au plus grand nombre. C’est du moins ce que dicte la gestion purement comptable qui préside à la réforme. Rentabilité oblige, l’égalité des chances n’est plus à l’ordre du jour!

Le printemps 2003 avait été marqué par un mouvement sans précédent dans l’Education Nationale: des semaines, parfois des mois, de grève reconductible, des manifestations répétées, ayant fait descendre dans les rues un million de personnes, pour refuser les projets de loi concernant les retraites et la décentralisation. Mais ce mouvement s’est heurté à la surdité du gouvernement, déterminé à poursuivre les réformes, fussent-elles impopulaires. Pour résister à ce que l’on nous présente, aujourd’hui encore, comme une nécessité, il convient de trouver des moyens d’action efficaces.

Nous considérons qu’une menace sur le bon déroulement des examens constitue une solution pour se faire entendre. On nous rétorquera que cette action est impopulaire, qu’elle met en péril l’avenir de nos élèves. Nous répondons que l’avenir qui se profile est le véritable péril.


Pour que l’Ecole ne devienne pas une machine à produire des inégalités sociales, nous devons nous battre ensemble, élèves, parents et enseignants, avec les armes dont nous disposons.


Nous appelons tous les enseignants à poursuivre les actions déjà engagées ou à venir, et à se mettre en grève lorsque commenceront les examens de fin d’année si le projet de loi Fillon n’est pas abandonné. Nous appelons les organisations syndicales à relayer ce mot d’ordre. Nous appelons les élèves et leurs parents à soutenir ce combat contre une réforme visant à casser le fondement de notre pacte démocratique: l’Ecole de l’égalité des chances.

Regroupons-nous et comptons-nous sur le site www.appelecole.org.

Un collectif d’enseignants du Vendômois.


Action pour le remplacement des professeurs des écoles

Face au manque de professeurs des écoles (une centaine dans les Landes), la riposte s'organise : une proposition d'action transmise à Cétacé, qui pourrait bien être reproductible dans d'autres zones géographiques.

Pour chaque jour de non-remplacement d'un instituteur, observer dans son établissement la démarche suivante :

  1. Apposer l'affiche "Bonhomme" pour signaler l'absence : Bonhomme (PDF)
  2. Adapter le texte à l'établissement et l'envoyer aux parents : Pas de classe sans remplaçants (RTF)
  3. Compléter et faire suivre la lettre ci-après au maire : Courrier au maire (RTF)


Après le 20.01 2005

Bien sûr, ce n'est pas un mouvement massif pour le moment, mais quelques soubresauts laissent augurer d'un mouvement plus suivi qu'une succession de grèves de 24 heures, et mettent en lumière les dysfonctionnements les plus criants de notre système d'éducation, que les réformes se proposent encore d'empirer..
À Vaulx-en-Velin, la reconduction de la grève du 20 janvier avait été décidée pour le 21 et le lundi 24.
À Fontenay-sous-Bois, au lycée Pablo Picasso, un mouvement de grève s'est également déclenché, pour soutenir un vacataire remercié car ils arrivaient au bout de ses 200 heures ; la 201e le transformerait en "contractuel", avec des droits sociaux plus conséquents que le statut d'esclave légal que constitue la vacation.
À Saint-Denis, c'est tout un lycée qui sélève contre la fermeture programmée d'une classe préparatoire scientifique, une des seules en lycée classé ZEP. Cette fermeture est le signe d'une éducation à deux vitesses déjà bien installées (vous avez dit centre - périphéries ?) et en cours d'officialisation.

À ces mouvements, on peut ajouter les actions menées par des lycéens de plus en plus nombreux. Nombreux (et actifs) dans les manifestations de jeudi 20 janvier, ils ont parfois poursuivi le mouvement (2000 à Nancy vendredi), participent aux mouvements aux côtés de parents ou de professeurs (comme à Fontenay-sous-Bois), lancent des appels à l'extension d'un mouvement lycéen, que ce soient des appels syndicaux (FIDL) ou non.


Premiers chiffres de la grève du 20 janvier Sources : AFP, Reuters, Snes

Pour commencer, une chose est claire : la journée du 20 fut un succès. Même les médias l'ont dit, c'est dire si c'est vrai. Dans l'Education, les chiffres sont impressionants, et rappellent 2003.

Tout d'abord, sur la différence des chiffres entre ministère et syndicat, rappelons que leschiffres du ministère sont basés sur le nombre de collègues en grève par rapport au nombre de collègue total (privilège de l'EN sur ce point, les autres ministères comptabilisant le nombre de grévistes par rapport aux présents du jour) : ces chiffres sont donc nécessairement faux, et sont à majorer de 10% environ.

En grève.

Dans l'Education Nationale  :

  • entre 43% (ministère) et 65 % (syndicats)
  • dont 50% dans les collèges (chiffres du ministère), plus de 60% en collège et lycée selon les syndicats
  • dont 65% dans le primaire.

Au ministère des Finances: 40% de grévistes, et dans la Fonction Publique en général, le ministère donne un chiffre de 1 fonctionnaire sur 3 en grève (soit plus d'1,5 millions de persones qui ont été prêtes à perdre une journée de salaire pour défendre leurs acquis sociaux et le service public).

Dans les manifs.
Manifestation à Paris entre 20000 (police) et 50000 (syndicats) personnes.
En province :
gros cortèges également, 30.000 manifestants à Marseille (7.500 selon la police), 15.000 à Bordeaux (12.000), 10.000 à Lille et Lyon (respectivement 3.500 et 5.500 selon la police), 8.000 à Rouen (4.500) ou encore 3.000 au Havre (2.200). Grosse mobilisation en Bretagne en particulier, avec de nombreux cortèges bien fournis : 3.000 à Lorient, 2.000 à Quimper, Saint-Brieuc et Brest, ou encore 1.400 à Vannes (la Bretagne connaît actuellement une mobilisation très forte sur le recul des services publics).

Le succès étant au rendez vous l'intersyndicale se réunit dès lundi pour fixer une nouvelle journée en février ou mars.
Dans l'Education Nationale, le Snes a déjà prévu une grève pour le 15 février (début des débats sur la Loi d'Orientation Nationale à l'Assemblée), et très certainement dès avant.

Compte-rendu du Snes
Analyse Cétacé pour le 94



SES, EPS, Arts : de luttes éparses à la lutte finale... contre la loi d'Orientation ? JLB - 6.01

Dispersion des énergies, fractionnement des luttes, ou bien petits ruisseaux qui formeront un grand fleuve contre la loi d'Orientation du Sinistre Fillon ?
Toujours est-il que l'heure est aux mouvements épars : mouvements par établissements, au coup par coup des aberrations de fonctionnement que provoquent les restrictions budgétaires et les "compressions de personnels" (cf. "Collèges en grève... récit du réveil enseignant") ; mouvements par "sous-catégories" de personnels (les TZR, cf "TZR en colère", les CPE de "CPE Online", les personnels d'orientation des Services d'Orientation en Colère, les contractuels de Contractuels-info, par exemple) ; et, dernière "nouveauté", mouvements par disciplines, celles qui se sentent particulièrement mises en danger par le projet de loi d'Orientation : les Arts succédant aux Sciences Economiques et Sociales et à l'Education Physique et Sportive.


En ce qui concerne l'EPS :

Les enseignants redoutent que, boutée hors du "socle commun", la matière devienne facultative aux examens. Cette  crainte s'inscrit dans un contexte d'attaques répétées contre la discipline : les réductions drastiques des places aux concours d'enseignement CAPEPS l'an dernier, annoncée peu de temps avant les examens (et ce dans une des rares filiières universitaires où la formation à l'enseignement est prise au sérieux dès avant le concours) avait donné lieu à un fort mouvement des étudiants en STAPS (cf. appel du Snep aux étudiants) ; de plus une tendance à la multiplication des intervenants extérieurs non-enseignants fait redouter une "externalisation" d'un enseignements essentiel dans une société de plus en plus sédentaire (on ne parle même pas des conditions parfois exécrables de travail dans des zones déjà sinistrées socialement, cf. l'exemple du collège Laplace de Créteil).

Face à ces menaces, les enseignants ont lancé une pétition de soutien à l'EPS, qui a déjà recueilli de milliers de signatures en ligne.

En ce qui concerne les Arts :

De même que l'EPS, on ne trouve pas les Arts dans le fameux "socle commun" des sieurs Thélot-Fillon. De même qu'en EPS, cet "oubli" s'inscrit dans un contexte inquiétant pour les arts à l'école, avec la réduction drastique des crédits des classes à PAC... (mais à quoi bon les Arts pour des gueux qui ne savent ni lire, ni écrire, ni compter, n'est-ce pas ?)
Dans ce secteur, les actions ont été intitiées par un "Appel pour la présence régulière des arts et des artistes dans l'école" qu'on peut trouver sur le site de l'ANRAT (Association nationale de recherche et d'action théâtrale), lancées en décembre depuis la scène du Théâtre du Rond Point à Paris, en présence d'enseignants, d'artistes, de pédagogues... et du ministre DDV. Appel apparemment efficace, puisque le Chi lui-même s'est fendu d'une déclaration sur la question, avant que le binôme Donnedieu/Fillon ne ponde un communiqué "rassurant" sur la question (cf. article cétacén : "Enseignement des Arts à l'Ecole, de qui Fillon se moque-t-il... le plus ?"
Paroles, paroles ? On prend les paris, nos gouvernants vivant dans le "présent permanent" d'une société du spectacle, où la communication prime, sans considération d'honnêteté ou de durée (cf. "Le Faux sans réplique", technique de gouvernement)...

Pour les SES :

Pour les SES, les attaques sont directes : en supprimant un des deux "options de détermination" en option en seconde, l'option SES en Seconde risque de disparaître de facto, et les orientations en 1ères SES se tarir. L'enjeu est grand également de voir transformer une matière essentielle pour donner aux élèves des outils de compréhension de la société en matière au service du monde de l'entreprise (gestion, management...). La création de sections technologiques STG, qui remplacent les sections STT, avec changement de programme à la clef, vont également dans ce sens.
Les actions sont ménées à l'instigation de l'APSES (Association des professeurs de SES, cf. le site) :

- pétition (à signer sur le site de l'APSES)
- appel à la grève le 12 janvier (auquel se joint le Snes), avec rassemblement à Paris à partir de 11 heures, place de la Madeleine).

Le cadre disciplinaire est le plus simple et immédiat pour prendre conscience des enjeux concrets des réformes et se mobiliser, mais espérons que tous ces mouvements et leurs acteurs gardent en tête qu'ils s'inscrivent dans unmouvement général de résistance à une casse globale du service public d'éducation, et, au-delà des services publics en général (cf. la rubrique nécro pour bien constater l'étendue des dégâts), par l'application de recettes libérales et marketting à des secteurs qui n'ont pas de prix...
On s'en rappelle le 20 janvier (et après...), par exemple ?



Collèges en grève. De Travail à Michelet, récits du réveil enseignant

21.12

Depuis quelques semaines, on sent un frémissement. "On" avait pourtant dit que les professseurs avaient été assommés financièrement par les retenues de salaires de 2003. Les motifs de réveil ne manquent pas :
- un début d'année scolaire 2004-2005 particulièrement difficile en raison des manques d'effectifs de surveillants ici, de CPE là, de remplaçants et de non réemploi des contractuels.
- des cas de violences répétées de groupes d'élèves que les carences en adultes favorisent évidemment.
- des problèmes matériels à répétition qui exaspèrent les enseignants et les élèves.
- une colère rentrée chez certains face à une évolution politique face à laquelle ils se sentent impuissants (élections inutiles, grève inefficaces).
- une révolte claire chez d'autres contre les remises en cause du fonctionnement des services publics et la dégradation générale et rapide des conditions de vie dans notre société. En témoigne l'absence de revalorisation des salaires depuis près de cinq ans, qui devient sensible en cette période de hausse dramatique des prix.
- Cette révolte est alimentée par le mépris affiché des élites politiques pour les enseignants et les valeurs qui les animent.
- L'opposition à la loi Fillon issue du rapport Thélot en grande partie est fondée sur la crainte réelle de voir disparaître les valeurs éducatives qui ont fait choisir ce métier. On refuse la culture de l'évaluation telle qu'elle se dessine.

Tout ceci explique la vague de conflits perceptible dans l'Ile de France notamment au mois de décembre. Vague qui est amenée à s'amplifier au mois de janvier avec la présentation du projet de loi Fillon en Conseil des ministres.

Quelques exemples glanés sur le net :

-Collège Michelet à Saint-Ouen
- Jean Jaurès à Villepinte
-H. Barbusse à Vaulx en Velin
- Travail à Bagnolet


Echos du Mans : actions du 7.12

(13.12)


Chez nous, il n'y a pas que les rillettes et le Sinistre Fillon !

Mardi 7 décembre, journée de mobilisation dans l'Education Nationale, grève appelée il est vrai nationalement seulement par la CGT et le Snes-FSU, mais relayée dans la Sarthe par la FSU dans son entier : pas question pour nous, miliants du SNUIPP 72, de scinder la lutte en deux et de jouer 1er degré contre Secondaire ! Alors que faire ???? Cette grève de 24 heures ne nous satisfait que très peu, ayant dans la Sarthe en mai/juin 2003 fait grève pendant deux mois et raffariner, entre autre action, la mairie de Sablé-sur-Sarthe, ancien fief de notre sinistre Fillon... Se contenter d'une ballade au centre-ville ne nous réjouit guère...

D'autant que nous avons pu obtenir la synthèse "rédigée" par Béatrice Pavy, députée UMP, à la suite des débats sur l'avenir de l'Ecole... En voici quelques morceaux choisis :

"Les enseignants réclament de plus en plus de moyens pour des résultats de plus en plus faibles..."
"On doit redorer le baccalauréat qui est dévalorisé, 80% des élèves y accèdent..."
"Pourquoi ne pas restaurer l'étude obligatoire ? Les enfants livrés à eux-mêmes le soir, en rentrant, passent plus de temps à regarder la télévision qu'à travailler leurs devoirs..."
"Il faut faire une formation plus accrue des enseignants au niveau de l'autorité. Il serait nécessaire de modifier la formation des enseignants... leur pédagogie est mauvaise..."
"Il serait nécessaire de réintroduire la compétition entre élèves : classement, note..."
"Les parents ont été trop impliqués, trop souvent, ils manquent de pédagogie..."

Et ceci n'est qu'un rapide aperçu d'un document qui fait 3 pages et comporte bien d'autres du même tonneau !

Nous avons donc décidé d'extraire de ce "document" certains passages, de les recopier sous forme d'affichettes, commentaires à l'appui et d'aller les coller en nombre suffisant sur la vitrine et le trottoir du siège manceaux de l'UMP, au cour de la manifestation du 7 décembre !
Un juste retour à l'envoyeur !!

Jeff du Mans
(pas de Bruges)



Grève et manif du 7 décembre : et après ?
(8.12
)

Deux évidences, après cette grève et ces manifestations dans l'Education Nationale le mardi 7 décembre, évidences qu'on aurait aimer voir énoncées dans les médias :
1- les profs et autres personnels EN ne sont pas résignés, malgré l'échec et les retraits de salaires de 2003 qui restent dans les mémoires : 40% de grévistes dans le secondaire (les chiffres ministériels "entre 6% et 24%"... admirons au passage la précision d'une administration qui entend de plus en plus régenter les pratiques des enseignants...), 10000 manifestants à Paris, des milliers à Marseille... alors que seuls le Snes et la CGT appelaient au mouvement.
2- la mobilisation n'est pas -encore ?- à la hauteur des enjeux (quant à toucher l'opinion hors EN, on n'en est pas encore là...), qui sont ni plus ni moins que la casse d'un service public (après les hôpitaux, France Télécom...) et le matraquage de ceux qui y travaillent.

D'où l'évidente question :et après ?
Deux idées pour réagir, sur un point de la future loi d'orientation (cf. les autres, pas plus réjouissants, dans le dossier Loi d'Orientation) qui a lui seul mériterait des actions fortes et spectaculaires : le projet de remplacement interne, dans la mesure où il méprise les élèves, le travail des enseignants (sommés de remplacer au pied levé, y compris dans une matière autre que la leur, les enseignants absents), et casse le statut de 1950 en imposant aux enseignants 72 heures devant élèves supplémentaires, soit l'équivalent de quatre semaines de travail en plus... (cf. dossier remplacement interne)
1- Pour bien faire sentir aux collègues ce qui les attend, simuler quotidiennement, les réquisitions à venir, par un affichache et un mot dans le casier des "réquisitionnés" du jour ; réactions garanties (cf. description plus précise et outils pour mener l'action à bien).
2- Contre le remplacement interne, qui entend faire jouer aux enseignants le rôle de surveillants (d'ailleurs supprimés en masse), de contractuels (idem), voire de TZR (ça vient), pourquoi ne pas imaginer... une "grève interne" ? L'idée serait de faire ce pour quoi on veut nous payer en heures supplémentaires dès l'an prochain (mais de quoi se plaint-on ? décidément) : de la "garderie" ; plusieurs solutions envisageables : descendre tous les élèves dans la cours de récréation et les surveiller, faire de la surveillance dans sa salle, ou, mieux encore, expérimenter les remplacements hors-matière de formation : le prof de maths faisant des cours d'histoire, et vice versa, par exemple...  Que les parents s'en offusquent ne serait que trop légitime ! Qu'il comprenne ainsi ce qui attend leurs enfants à l'avenir...
A discuter et à débattre, tant il est clair qu'une telle action mérite d'être murement réfléchie et menée collectivement. RDV à la rentrée ?!

Et en attendant d'autres propositions, histoire de ne pas -re-sombrer dans le quotidien et le défaitisme face à la casse en cours !.



Les précaires se rebiffent

Pour mieux connaitre la situation des précaires et suivre leurs luttes de l'EN, trois sites :
- contractuels : un site complet au forum très actif
- un petit nouveau : http://penserautrement.free.fr/
- et un autre : le collectif des précaires de l'éducation en Ile-de-France

À voir également, la prochaine projection-débat Cétacé sur ce thème à Créteil (cf. agenda)



Soutien à Roland Veuillet

Roland Veuillet, CPE à Nîmes, a été sanctionné l'an passé, pour son activité lors du mouvement de 2003 contre la suppression des MI-SE : à la rentrée 2003, il a été muté de force à Lyon, loin de sa femme et des ses enfants. Pour protester contre cette sanction, et après avoir parcouru 5000 km autour du ministère l'an passé, Roland Veuillet avait entamé depuis le 30 août une grève de la faim, dans sa voiture, devant le ministère de l'EN.

Le 7 octobre, Roland Veuillet met fin à sa grève, après 38 jours et 17 kg perdu, à la demande du collectif intersyndical qui le soutenait, et pour laisser au médiateur Jacky Simon le temps de mener des investigation approfondies (le communiqué de presse intersyndical).

Le combat continue, puisque les sanctions demeurent :
- plus de renseignements sur la situaton de Roland Veuillet : cf. les forums du site CPE-Online et le tout nouveau site de soutien.
- Le comité de soutien à Roland Veuillet se réunit tous les lundis et jeudis à 18h30 dans les locaux de Sud Paris au 30 bis rue de Boulets (11ème étage)
- Courrier à envoyer au Ministère pour demander un réexamen du dossier (Sud Education Gard)

Les médias, après un long silence, ont fini par de Roland : cf. par exemple un -bon- texte de Corcuff ("Roland Veuillet, ou l'individu contre le néolibéralisme") sur l'affaire, qui montre le côté "exemplaire" de cette répression syndicale et de la lutte entreprise.



Rentrée : "Dé-marquez vous !" (JLB, août 2004)

Une solution simple pour alléger le coût de la rentrée : se "dé-marquer".

affiche de la campagne « démarque toi ! »Une rentrée coûte cher : 185 euros en moyenne pour un enfant de 6e (moins pour un élève de primaire, davantage pour un lycéen). Rappelons au passage que l' "Allocation de Rentrée Scolaire", mise en place pour permettre aux plus démunis de faire face, a été réduite : ce sont pas moins de 3000 familles qui en seront privées en cette année 2004...

Pour réduire l'addition, le site et l'association Casseurs de Pub lancent un « Appel pour une rentrée sans marque» :

« Le "mouvement pour une rentrée sans marques" appelle, pour la troisième année consécutive, les parents, enseignants et jeunes à réagir contre le racket commercial dont les élèves et leurs familles sont victimes à l'occasion de chaque rentrée scolaire et invite l'ensemble des citoyens à se mobiliser contre l'introduction de la publicité à l'école (...). Dé-marquez-vous ! »
L'association propose par ailleurs une pétition contre la "circulaire Lang" ("Code de bonne conduite des interventions des entreprises en milieu scolaire", 5 avril 2001) "qui, sous couvert de partenariat et de "neutralité commerciale" banalise de fait l'introduction des marques à l'école."




Collectif : "Une école pour tous et toutes", contre l'exclusion des jeunes filles voilées (13.07)

La loi sur le voile votée, reste à voir quelle application en sera faite...

Le texte qui suit est un tract diffusé dans le nord de la Seine Saint Denis par le Collectif "Une école pour tous et toutes / 93 Nord", qui s'en inquiète. Tous les habitants du département qui le souhaitent sont invités à entrer en contact avec le collectif, à l’ adresse indiquée en fin de texte.

La publication de ce texte par Cétacé n'a pas fait l'unanimité en son sein... Nous vous le présentons néanmoins !

L’émancipation passe par le droit à l’éducation.
L’école publique ne doit pas choisir son public.

Élèves, parents, enseignants, rassemblons nous pour empêcher l’exclusion d’élèves portant un foulard ou tout autre "couvre-chef"
Le droit à l’éducation est un droit fondamental et inaliénable ; il ne doit pas être remis en cause sous prétexte qu’un-e élève porte un foulard, un bandeau ou tout autre accessoire vestimentaire.
La loi interdisant les " signes religieux ostensibles " porte atteinte à la liberté d’expression et à la Convention européenne des Droits de l’homme, qui garantit la liberté de conscience et le droit de pratiquer sa religion comme on l’entend.
Son application risque également de porter atteinte au droit de tous et toutes à l’éducation : le port d’un vêtement ne peut pas justifier la déscolarisation d’un-e élève.
Par ailleurs, nous rappelons que cette loi ne permet pas aux établissements d’interdire des bandeaux ou des bandanas : la loi n’interdit que les " signes exprimant ostensiblement l’appartenance à une religion ", et la Circulaire Fillon, qui détermine ses conditions d’application, précise que ce qui est " ostensible " est " ce dont la vue permet de reconnaître immédiatement l’appartenance religieuse de la personne ". Ce n’est pas le cas d’un bandeau ou d’un bandana.
Enfin, un bandeau ou un bandana peut ne pas être considéré comme un " couvre-chef " : il s’agit d’un accessoire vestimentaire ; or, un règlement scolaire n’a pas à imposer aux élèves leur tenue vestimentaire. Nous rappelons aussi que la Commission européenne pour les Droits de l’Enfant de l’ONU (Organisation des Nations Unies) a appelé solennellement la France à ne pas exclure d’élèves pour motif de port d’un foulard ou de tout autre signe religieux.

Nous sommes tous responsables de l’avenir de nos enfants !
Ensemble, nous pouvons et nous devons empêcher des exclusions arbitraires et lourdes de conséquences.
Rejoignez-nous au sein du Collectif Une école pour tous et toutes / 93 Nord,
pour échanger et préparer ensemble une rentrée scolaire 2004 sereine et sans exclusion.

Contacts :
ecolepourtous.93@laposte.net
06 17 04 28 15
(Radia)

P.S.: Les collectifs Une école pour tous et toutes regroupent des élèves, des enseignants, des parents d’élèves, et tous les citoyens attachés aux libertés individuelles, à l’égalité de traitement et au droit à l’éducation. Ils sont indépendants de toute organisation politique ou religieuse. Nous entendons défendre les élèves voilées, sur lesquelles s’est focalisé l’essentiel de l’attention, mais nous défendrons de la même manière tout élève menacé d’exclusion, quel que soit le vêtement ou l’accessoire mis en cause : kippa, croix, turban sikh, string, etc.
La charte des collectifs Une école pour tou-te-s / Contre les lois d’exclusion pourra vous être communiquée si vous écrivez à l’adresse suivante : ecolepourtous.93@laposte.net