| Actions |
Raisons d'agir |
Réflexions |
A
Créteil |
| Actions 2007 contres les réformes de Robien - et autres À suivre aussi sur - forum et agenda - Réseau des Bahuts - forum du site "Dis non" |
Actions de l'AG Région Parisienne (janvier 2007) Education Sans Frontières : réseau de soutien pour les élèves scolarisés sans-papier (ou qui risquent de le devenir à leur majorité). TZR en Colère ! Le collectif des titulaires chargés des missions de remplacement. Ecole et Territoire : association qui mène la lutte (juridique...) contre la fermeture des classes ou établissements Boîte à outil (tracts, affiches...) |
| Actions 2005-2006 |
Un appel d'un collectif d'enseignants vendômois pour
une grève lors des examens 25.02 Mouvement lycéen 2005 Les précaires se rebiffent Boîte à outil (tracts, affiches...) Idée d'action contre le remplacement interne Action pour le remplacement dans les écoles |
| Actions à peine
passées 2004-2005 |
- Après le 20.01 : reconduction
et extension ? - Grève du 20 janvier 2005 - SES, EPS, Arts : de luttes éparses à la lutte finale ? (janvier 2005) - Collèges en grève (...) récits du réveil enseignant (décembre 2004) - On se bouge au Mans ! (13.12) - Grève et manifs du 7.12 : et après ? (8.12) - Combat de Roland Veuillet - Rentrée : "Dé-marquez vous !" (août 2004) |
| Actions
passées 2003-2004 |
- A Créteil en 2004, les lycées sont mobilisés contre
les suppressions d'option, la baisse des horaires... lettre et pétition à lire en ligne. - Un exemple d'opposition à la loi sur la laïcité : texte d'un collectif contre l'exclusion des jeunes filles voilées, qui a fait débat à Cétacé. (juillet 2004) |
| Actions très (tré?) passées |
Mouvement de 2003 contre la
décentralisation et la réforme des retraites : là
où tout commença pour beaucoup de
Cétacéens. Cf. - moment de nostalgie - le site d'action
du Lycée Léon Blum créé alors. |
Tous ensemble donc le 10 mars, en grève et en cortège place d'Italie, avec tous les services publics, les entreprises privées, les lycéens...
Le texte peut être téléchargé dans notre boîte à outil pour diffusion illimitée et gratuite (jusqu'au 10 mars après c'est mort ou alors il faut changer la date) : Boite à outils Cétacé!
L'appel suivant a été lancé par un collectif d'enseignants vendômois auxquels se sont
joints des lycéens, des étudiants et des salariés de tous horizons. Un site est consacré à l'appel, qui montre l'ancrage
local et régional fort de l'action (voir la liste
des soutiens) et permet de le soutenir par une simple signature.
Cet appel fait partie des actions de plus en plus nombreuses des collectifs enseignants issus
du mouvement du printemps 2003 ( voir entres autres celui d'Educ pop à Paris
). Il pose la question de la lutte contre la loi Fillon une fois
celle-ci votée par le Sénat (dans uen procédure
d'urgence inique). Le bon déroulement des examens ne doivent-ils
pas être un moyen de pression dans cette optique ? Cette action,
écartée lors du mouvement du printemps 2003 par la
plupart ne doit-elle pas être envisagée cette année
face à la surdité gouvernementale ? Est-elle simplement
possible (Le bac peut-il fonctionner comme certains le disent avec une
proportion infime des enseignants par exemple). Le débat est
ouvert.
Après les retraites et l’assurance maladie, c’est au tour de l’Ecole d’être réformée. Le projet de loi Fillon sera discuté à l’Assemblée Nationale à partir du 15 février pour être voté avant le printemps 2005. L’objectif déclaré du ministre est d’«assurer la réussite de tous les élèves». Comment ne pas y souscrire? Si l’ambition est noble, les moyens nécessaires pour y parvenir sont pourtant loin d’être mis en œuvre. De nouvelles restrictions budgétaires sont déjà programmées: 5847 emplois d’enseignants seront supprimés à la rentrée 2005! On l’aura compris, l’heure est aux économies. Il s’agit pour le gouvernement de rentabiliser la fonction publique en général et le système éducatif en particulier. Le Conseil Supérieur de l’Education ne s’y est d’ailleurs pas trompé en rejetant le projet de loi.
Les personnels de l’Education Nationale sont, depuis longtemps déjà, contraints de «gérer» la pénurie de moyens, en travaillant «autrement». A côté de l’enseignement de la discipline dans laquelle l’enseignant a été formé et recruté, se multiplient les activités annexes. Activités d’encadrement: on le sait, le nombre d’adultes non enseignants présents dans les établissements scolaires est en diminution constante, rendant l’encadrement des élèves problématique. Activités de soutien: soutien scolaire individualisé (pourquoi pas?), soutien social et psychologique, conseil en orientation. Autant de tâches que les personnels spécialisés (infirmières, conseillers d’orientation, psychologues, assistantes sociales…), eux aussi en voie de raréfaction dans les établissements, ne peuvent plus assumer à eux seuls. Rien n’est prévu dans la réforme pour améliorer cette situation. Au contraire, une nouvelle mesure devrait dégrader un peu plus encore les conditions de travail des élèves et des professeurs: chaque enseignant sera tenu de remplacer un collègue absent; dans sa discipline ou dans une discipline «connexe». Un professeur de physique pourra, par exemple, remplacer un collègue enseignant les mathématiques. Qu’importe la qualité de l’enseignement puisqu’il s’agit de rentabiliser le système!
Elèves et parents doivent déjà supporter et devront bientôt accepter:
Dans ces conditions, la «réussite de tous les élèves» ne signifie plus un enseignement de qualité pour tous. Ce que la réforme entérine sournoisement, c’est la volonté d’en finir avec une époque, qui aura été celle d’un lent accès du plus grand nombre à une scolarité de plus en plus longue. Nous savons bien qu’un enfant de milieu modeste n’a jamais eu autant de «chances» qu’un enfant de milieu aisé d’accéder à un niveau de qualification et finalement de rémunération élevé. Mais, loin de corriger les inégalités sociales, la nouvelle Ecole les amplifiera. Ce qui est visé par la réforme, c’est une adaptation du système éducatif aux nouvelles mutations économiques. On observe l’explosion des contrats à durée déterminée; on sait que les emplois créés, ou appelés à être créés, sont et seront, pour les deux tiers d’entre eux, des emplois précaires, peu qualifiés n’exigeant qu’une formation très courte ou une rapide adaptation «sur le tas» —petits boulots ou «hamburger jobs». Une minorité d’emplois qualifiés et une majorité d’emplois déqualifiés, voilà, de nos jours, ce qu’exige le fonctionnement «normal» du marché du travail. Pourquoi l’Etat devrait-il alors assurer à tous un enseignement diversifié, donc coûteux? Est-il nécessaire d’apprendre l’histoire et la géographie ou de recevoir un enseignement artistique? Le socle commun, gage d’une adaptabilité minimale, pourra suffire au plus grand nombre. C’est du moins ce que dicte la gestion purement comptable qui préside à la réforme. Rentabilité oblige, l’égalité des chances n’est plus à l’ordre du jour!
Le printemps 2003 avait été marqué par un mouvement sans précédent dans l’Education Nationale: des semaines, parfois des mois, de grève reconductible, des manifestations répétées, ayant fait descendre dans les rues un million de personnes, pour refuser les projets de loi concernant les retraites et la décentralisation. Mais ce mouvement s’est heurté à la surdité du gouvernement, déterminé à poursuivre les réformes, fussent-elles impopulaires. Pour résister à ce que l’on nous présente, aujourd’hui encore, comme une nécessité, il convient de trouver des moyens d’action efficaces.
Nous considérons qu’une menace sur le bon déroulement des examens constitue une solution pour se faire entendre. On nous rétorquera que cette action est impopulaire, qu’elle met en péril l’avenir de nos élèves. Nous répondons que l’avenir qui se profile est le véritable péril.
Pour que l’Ecole ne devienne pas une machine à produire des inégalités sociales, nous
devons nous battre ensemble, élèves, parents et enseignants, avec les armes dont nous
disposons.
Nous appelons tous les enseignants à poursuivre les actions
déjà engagées ou à venir, et à se
mettre en grève lorsque commenceront les examens de fin
d’année si le projet de loi Fillon n’est pas abandonné.
Nous appelons les organisations syndicales à relayer ce mot
d’ordre. Nous appelons les élèves et leurs parents
à soutenir ce combat contre une réforme visant à
casser le fondement de notre pacte démocratique: l’Ecole de
l’égalité des chances.
Regroupons-nous et comptons-nous sur le site www.appelecole.org.
Un collectif d’enseignants du Vendômois.
Face au manque de professeurs des écoles (une centaine dans les Landes), la riposte s'organise : une proposition d'action transmise à Cétacé, qui pourrait bien être reproductible dans d'autres zones géographiques.
Pour chaque jour de non-remplacement d'un instituteur, observer dans son établissement la démarche suivante :
Bien sûr, ce n'est pas un mouvement massif pour le moment, mais quelques soubresauts
laissent augurer d'un mouvement plus suivi qu'une succession de grèves de 24 heures,
et mettent en lumière les dysfonctionnements les plus criants de notre système
d'éducation, que les réformes se proposent encore d'empirer..
À Vaulx-en-Velin, la reconduction de la grève du 20
janvier avait été décidée pour le 21 et le lundi 24.
À Fontenay-sous-Bois,
au lycée Pablo Picasso, un mouvement de grève s'est
également déclenché, pour soutenir un vacataire
remercié car ils arrivaient au bout de ses 200 heures ; la 201e
le transformerait en "contractuel", avec des droits sociaux plus
conséquents que le statut d'esclave légal que constitue
la vacation.
À Saint-Denis,
c'est tout un lycée qui sélève contre la fermeture
programmée d'une classe préparatoire scientifique, une
des seules en lycée classé ZEP. Cette fermeture est le
signe d'une éducation à deux vitesses déjà
bien installées (vous avez dit centre -
périphéries ?) et en cours d'officialisation.
À ces mouvements, on peut ajouter les actions menées par des
lycéens de plus en plus nombreux. Nombreux (et actifs) dans les manifestations de
jeudi 20 janvier, ils ont parfois poursuivi le mouvement (2000 à Nancy vendredi), participent
aux mouvements aux côtés de parents ou de professeurs (comme à Fontenay-sous-Bois), lancent
des appels à l'extension d'un mouvement lycéen, que ce soient des appels syndicaux
(FIDL) ou non.
Pour commencer, une chose est claire : la journée du 20 fut un succès. Même les médias l'ont dit, c'est dire si c'est vrai. Dans l'Education, les chiffres sont impressionants, et rappellent 2003.
Tout d'abord, sur la différence des chiffres entre ministère et syndicat, rappelons que leschiffres du ministère sont basés sur le nombre de collègues en grève par rapport au nombre de collègue total (privilège de l'EN sur ce point, les autres ministères comptabilisant le nombre de grévistes par rapport aux présents du jour) : ces chiffres sont donc nécessairement faux, et sont à majorer de 10% environ.
En grève.
Dans l'Education Nationale :
Au ministère des Finances: 40% de grévistes, et dans la Fonction Publique en général, le ministère donne un chiffre de 1 fonctionnaire sur 3 en grève (soit plus d'1,5 millions de persones qui ont été prêtes à perdre une journée de salaire pour défendre leurs acquis sociaux et le service public).
Dans les manifs.
Manifestation à Paris entre 20000 (police)
et 50000 (syndicats) personnes.
En province :
gros cortèges également, 30.000 manifestants à Marseille (7.500 selon la police), 15.000 à
Bordeaux (12.000), 10.000 à Lille et Lyon (respectivement 3.500 et 5.500 selon la police),
8.000 à Rouen (4.500) ou encore 3.000 au Havre (2.200). Grosse mobilisation en Bretagne en
particulier, avec de nombreux cortèges bien fournis : 3.000 à Lorient, 2.000 à Quimper,
Saint-Brieuc et Brest, ou encore 1.400 à Vannes (la Bretagne connaît actuellement une
mobilisation très forte sur le recul des services publics).
Le succès étant au rendez vous l'intersyndicale se réunit dès lundi pour fixer une
nouvelle journée en février ou mars.
Dans l'Education Nationale, le Snes a déjà prévu
une grève pour le 15 février (début des
débats sur la Loi d'Orientation Nationale à
l'Assemblée), et très certainement dès avant.
Dispersion des énergies, fractionnement des luttes, ou bien petits ruisseaux qui
formeront un grand fleuve contre la loi d'Orientation du Sinistre Fillon ?
Toujours est-il que l'heure est aux mouvements
épars : mouvements par établissements, au
coup par coup des aberrations de fonctionnement que provoquent les restrictions budgétaires
et les "compressions de personnels" (cf. "Collèges en grève... récit du réveil
enseignant") ; mouvements par
"sous-catégories" de personnels (les TZR, cf "TZR en colère", les CPE de "CPE Online", les personnels
d'orientation des Services d'Orientation en
Colère, les contractuels de Contractuels-info, par exemple) ; et, dernière
"nouveauté", mouvements par disciplines,
celles qui se sentent particulièrement mises en danger par le projet de loi d'Orientation : les Arts
succédant aux Sciences Economiques et Sociales et à l'Education Physique et Sportive.
Les enseignants redoutent que, boutée hors du "socle commun", la matière devienne facultative aux examens. Cette crainte s'inscrit dans un contexte d'attaques répétées contre la discipline : les réductions drastiques des places aux concours d'enseignement CAPEPS l'an dernier, annoncée peu de temps avant les examens (et ce dans une des rares filiières universitaires où la formation à l'enseignement est prise au sérieux dès avant le concours) avait donné lieu à un fort mouvement des étudiants en STAPS (cf. appel du Snep aux étudiants) ; de plus une tendance à la multiplication des intervenants extérieurs non-enseignants fait redouter une "externalisation" d'un enseignements essentiel dans une société de plus en plus sédentaire (on ne parle même pas des conditions parfois exécrables de travail dans des zones déjà sinistrées socialement, cf. l'exemple du collège Laplace de Créteil).
Face à ces menaces, les enseignants ont lancé une pétition de soutien à l'EPS, qui a déjà recueilli de milliers de signatures en ligne.Pour les SES, les attaques sont directes : en supprimant un des deux "options de
détermination" en option en seconde, l'option SES en Seconde risque de disparaître
de facto, et les orientations en 1ères SES se tarir. L'enjeu est grand également de
voir transformer une matière essentielle pour donner aux élèves des outils de compréhension
de la société en matière au service du monde de l'entreprise (gestion, management...).
La création de sections technologiques STG, qui remplacent les sections STT, avec
changement de programme à la clef, vont également dans ce sens.
Les actions sont ménées à l'instigation de l'APSES (Association des professeurs de
SES, cf. le site) :
- pétition (à signer sur le site de l'APSES)
- appel à la grève le 12 janvier (auquel se joint le Snes), avec rassemblement à Paris à
partir de 11 heures, place de la Madeleine).
Le cadre disciplinaire est le plus simple et immédiat pour prendre conscience des enjeux
concrets des réformes et se mobiliser, mais espérons que tous ces mouvements et leurs
acteurs gardent en tête qu'ils s'inscrivent dans unmouvement général de résistance à une casse globale du service
public d'éducation, et, au-delà des services publics en général (cf. la rubrique nécro pour bien constater l'étendue des dégâts), par
l'application de recettes libérales et marketting à des secteurs qui n'ont pas de
prix...
On s'en rappelle le 20 janvier (et après...), par exemple ?
Depuis quelques semaines, on sent un frémissement. "On" avait pourtant dit que
les professseurs avaient été assommés financièrement par les retenues de salaires de 2003.
Les motifs de réveil ne manquent pas :
- un début d'année scolaire 2004-2005 particulièrement difficile en raison des
manques d'effectifs de surveillants ici, de
CPE là, de remplaçants et de non
réemploi des contractuels.
- des cas de violences répétées de groupes
d'élèves que les carences en adultes favorisent évidemment.
- des problèmes matériels à répétition qui
exaspèrent les enseignants et les élèves.
- une colère rentrée chez certains face à une
évolution politique face à laquelle ils se sentent impuissants (élections inutiles, grève
inefficaces).
- une révolte claire chez d'autres contre les
remises en cause du fonctionnement des
services publics et la dégradation générale et rapide des conditions de vie dans notre
société. En témoigne l'absence de revalorisation des salaires depuis près de cinq ans,
qui devient sensible en cette période de hausse dramatique des prix.
- Cette révolte est alimentée par le mépris affiché
des élites politiques pour les enseignants et les valeurs qui les animent.
- L'opposition à la loi Fillon issue du rapport Thélot en grande partie est
fondée sur la crainte réelle de voir disparaître les valeurs éducatives qui ont fait
choisir ce métier. On refuse la culture de l'évaluation telle qu'elle se
dessine.
Tout ceci explique la vague de conflits perceptible dans
l'Ile de France notamment au mois de décembre. Vague qui est amenée à
s'amplifier au mois de janvier avec la présentation du projet de loi Fillon en Conseil
des ministres.
Pour mieux connaitre la situation des précaires et suivre leurs luttes de l'EN, trois
sites :
- contractuels : un site complet au forum très actif
- un petit nouveau : http://penserautrement.free.fr/
- et un autre : le collectif des précaires de
l'éducation en Ile-de-France
À voir également, la prochaine projection-débat Cétacé sur ce thème à Créteil (cf. agenda)
Roland Veuillet, CPE à Nîmes, a été sanctionné l'an passé, pour son activité lors du mouvement de 2003 contre la suppression des MI-SE : à la rentrée 2003, il a été muté de force à Lyon, loin de sa femme et des ses enfants. Pour protester contre cette sanction, et après avoir parcouru 5000 km autour du ministère l'an passé, Roland Veuillet avait entamé depuis le 30 août une grève de la faim, dans sa voiture, devant le ministère de l'EN.
Le 7 octobre, Roland Veuillet met fin à sa grève, après 38 jours et 17 kg perdu, à la demande du collectif intersyndical qui le soutenait, et pour laisser au médiateur Jacky Simon le temps de mener des investigation approfondies (le communiqué de presse intersyndical).
Le combat continue, puisque les sanctions demeurent :
- plus de renseignements sur la situaton de Roland
Veuillet : cf. les forums du site CPE-Online et le tout nouveau site de
soutien.
- Le comité de soutien à Roland Veuillet se réunit
tous les lundis et jeudis à 18h30 dans les locaux de Sud Paris au 30 bis rue de Boulets
(11ème étage)
- Courrier à envoyer au
Ministère pour demander un réexamen du dossier (Sud Education Gard)
Les médias, après un long silence, ont fini par de Roland : cf. par exemple un -bon- texte de Corcuff ("Roland Veuillet, ou l'individu contre le néolibéralisme") sur l'affaire, qui montre le côté "exemplaire" de cette répression syndicale et de la lutte entreprise.
Une solution simple pour alléger le coût de la rentrée : se "dé-marquer".
Une rentrée coûte cher : 185 euros en moyenne pour
un enfant de 6e (moins pour un élève de primaire, davantage pour un lycéen). Rappelons au
passage que l' "Allocation de Rentrée Scolaire", mise en place pour permettre
aux plus démunis de faire face, a été réduite : ce sont pas moins de 3000 familles qui en
seront privées en cette année 2004...
Pour réduire l'addition, le site et l'association Casseurs de Pub lancent un « Appel pour une rentrée sans marque» :
La loi sur le voile votée, reste à voir quelle application en sera faite...
Le texte qui suit est un tract diffusé dans le nord de la Seine Saint Denis par le Collectif "Une école pour tous et toutes / 93 Nord", qui s'en inquiète. Tous les habitants du département qui le souhaitent sont invités à entrer en contact avec le collectif, à l’ adresse indiquée en fin de texte.
La publication de ce texte par Cétacé n'a pas fait l'unanimité en son sein... Nous vous le présentons néanmoins !
L’émancipation passe par le droit à l’éducation.
L’école publique ne doit pas choisir son public.
Élèves, parents, enseignants, rassemblons nous pour empêcher l’exclusion
d’élèves portant un foulard ou tout autre "couvre-chef"
Le droit à l’éducation est un droit fondamental et inaliénable ; il ne doit
pas être remis en cause sous prétexte qu’un-e élève porte un foulard, un bandeau ou
tout autre accessoire vestimentaire.
La loi interdisant les " signes religieux ostensibles " porte atteinte à la
liberté d’expression et à la Convention européenne des Droits de l’homme,
qui garantit la liberté de conscience et le droit de pratiquer sa religion comme on
l’entend.
Son application risque également de porter atteinte au droit de tous et toutes à
l’éducation : le port d’un vêtement ne peut pas justifier la
déscolarisation d’un-e élève.
Par ailleurs, nous rappelons que cette loi ne permet pas aux établissements
d’interdire des bandeaux ou des bandanas : la loi n’interdit que les "
signes exprimant ostensiblement l’appartenance à une religion ", et la
Circulaire Fillon, qui détermine ses conditions d’application, précise que ce qui est
" ostensible " est " ce dont la vue permet de reconnaître immédiatement
l’appartenance religieuse de la personne ". Ce n’est pas le cas d’un
bandeau ou d’un bandana.
Enfin, un bandeau ou un bandana peut ne pas être considéré comme un " couvre-chef
" : il s’agit d’un accessoire vestimentaire ; or, un règlement
scolaire n’a pas à imposer aux élèves leur tenue vestimentaire. Nous rappelons aussi
que la Commission européenne pour les Droits de l’Enfant de l’ONU (Organisation
des Nations Unies) a appelé solennellement la France à ne pas exclure d’élèves pour
motif de port d’un foulard ou de tout autre signe religieux.
Nous sommes tous responsables de l’avenir de nos enfants !
Ensemble, nous pouvons et nous devons empêcher des exclusions arbitraires et lourdes de
conséquences.
Rejoignez-nous au sein du Collectif Une école pour tous et toutes / 93 Nord,
pour échanger et préparer ensemble une rentrée scolaire 2004 sereine et sans
exclusion.
Contacts :
ecolepourtous.93@laposte.net
06 17 04 28 15 (Radia)
P.S.: Les collectifs Une école pour tous et toutes regroupent des élèves, des
enseignants, des parents d’élèves, et tous les citoyens attachés aux libertés
individuelles, à l’égalité de traitement et au droit à l’éducation. Ils sont
indépendants de toute organisation politique ou religieuse. Nous entendons défendre
les élèves voilées, sur lesquelles s’est focalisé l’essentiel de
l’attention, mais nous défendrons de la même manière tout élève menacé
d’exclusion, quel que soit le vêtement ou l’accessoire mis en cause : kippa,
croix, turban sikh, string, etc.
La charte des collectifs Une école pour tou-te-s / Contre les lois d’exclusion
pourra vous être communiquée si vous écrivez à l’adresse suivante :
ecolepourtous.93@laposte.net