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Depuis 1989,
l'Association Nationale pour la Promotion de l'Ecole Rurale, lutte
contre les fermeutres de classes ou d'établissements dans toute
la France. Il propose des outils (juridique...) et soutients ou
organise de nombreuses luttes en cours.
Une
association d'utilité publique en ces périodes de
restrictions budgétaires massives dans la fonction publique, et
malgré le moratoire - poudre aux yeux concernant les zones
rurales...
Ces
"pôles petite enfance" ou "jardins maternels" ou "structures
mult-accueil" son en fait des crèches garderies municipales.
Selon les communes, elles sont dans un premier temps gratuites (leur
coût étant payé par les impôts locaux,
c'est-à-dire réparti sur toute la population communale),
ailleurs elles sont payantes dès le départ. Les Caisses
d'Allocation Familiale (qui ont reçu consignes et dotations) ont
fait savoir qu'elles aideraient les maires qui s'engageraient dans
cette voie. C'est le début de la fin de l'école maternelle.
Par ailleurs, ils ferment aussi des écoles
élémentaires, envoyant les enfants et leurs parents dans
des écoles les obligeant à prendre une voiture (s'ils en
ont...) ou à faire de belles balades pouvant atteindre la
demi-heure pour se rendre dans leur nouvelle école.
Cette évolution est à rapprocher des propositions du rapport Thélot
qui, bizarrement en ces temps de pénurie budgétaires,
entendait faire passer l'âge obligatoire de scolarisation de 6
à 5 ans... pour mieux souligner qu'elle ne l'était pas
avant !!!
Ecole et Territoire défend actuellement sept dossiers pour empêcher ces fermetures. Exemples de communes concernées :
François
Fillon, avant de quitter son poste la queue basse, avait eu le temps de
"sauver" une classe menacée de fermeture, de l'école
primaire de Larrau (Pyrénées Atlantiques), un village
où il avoue posséder des "attaches familiales".
Même sauvetage à St Georges de Didonne (Charente
Maritime), où Dominique Bussereau, ministre de l'Agriculture,
est premier adjoint.
Votre école est menacée ? Domiciliez un ministre dans votre ville ! [cf. Canard Enchaîné 23.03.2005]
Plus fort encore ? Demandez un miracle à Bernadette qui, par une
sainte opération, est parvenue à sauver celle de Bar (315
habitants), dans le canton où elle est conseillère
générale, contre la décision de l'Inspection
Académique de Corrèze... (cf. Libération du 27 juin 2005).
Les
députés qui votent les réductions de budget de
l'éducation ont souvent bien du mal, dans leur fief, à
défendre les fermetures de petites écoles qui condamnent
le village à une mort lente, et même les pires
libéraux ont été contents de profiter de ce sursis.
[merci à Lio]