E-du-quons : Ecoles menacées, écoles protégées - Ecole et Territoire

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A Créteil

En ces temps de disette budgétaire pour l'Education Nationale, les fermetures de classe ou d'écoles se multiplient. Certaines collectivités territoriales (UMP...) prennent même les devants en anticipant le sabordage de l'enseignement en écoles maternelles... tandis que d'autres grands pontes parviennent à sauver les écoles de leurs fiefs...
Dans ce contexte, le réseau "Ecole et Territoire" se démène pour parvenir à maintenir ouvertes ces écoles qui sont les poumons de tout un village, de tout un quartier...

Le réseau "Ecole et Territoire"

Depuis 1989, l'Association Nationale pour la Promotion de l'Ecole Rurale, lutte contre les fermeutres de classes ou d'établissements dans toute la France. Il propose des outils (juridique...) et soutients ou organise de nombreuses luttes en cours.

Site : Ecole et Terrritoire

Une association d'utilité publique en ces périodes de restrictions budgétaires massives dans la fonction publique, et malgré le moratoire - poudre aux yeux concernant les zones rurales...


Ces maires UMP qui ferment leurs écoles... (Lio - 3.07)

"Pôle petite enfance", "jardins maternels", "structures multi accueil", "jardins d'enfants éducatifs"... : depuis 2002, des maires, députés et sénateurs, présidents de conseils généraux (tous de la même tendance politique : UMP, pour ne pas la nommer) demandent eux-même la fermeture d'écoles maternelles et la mise en place des structures "alternatives" susnommées.
[Rappel : c'est à la fin des années 1970 que l'éducation maternelle et le développement des éducations maternelles se sont accélérés et développés, lorsque l'administration a pu récupérer des postes en fermant les petites écoles et en regroupant les enfants.]

Ces "pôles petite enfance" ou "jardins maternels" ou "structures mult-accueil" son en fait des crèches garderies municipales. Selon les communes, elles sont dans un premier temps gratuites (leur coût étant payé par les impôts locaux, c'est-à-dire réparti sur toute la population communale), ailleurs elles sont payantes dès le départ. Les Caisses d'Allocation Familiale (qui ont reçu consignes et dotations) ont fait savoir qu'elles aideraient les maires qui s'engageraient dans cette voie. C'est le début de la fin de l'école maternelle.
Par ailleurs, ils ferment aussi des écoles élémentaires, envoyant les enfants et leurs parents dans des écoles les obligeant à prendre une voiture (s'ils en ont...) ou à faire de belles balades pouvant atteindre la demi-heure pour se rendre dans leur nouvelle école.

Cette évolution est à rapprocher des propositions du rapport Thélot qui, bizarrement en ces temps de pénurie budgétaires, entendait faire passer l'âge obligatoire de scolarisation de 6 à 5 ans... pour mieux souligner qu'elle ne l'était pas avant !!!

Ecole et Territoire défend actuellement sept dossiers pour empêcher ces fermetures. Exemples de communes concernées :

Lio



... et ces puissants qui sauvent les leurs !

François Fillon, avant de quitter son poste la queue basse, avait eu le temps de "sauver" une classe menacée de fermeture, de l'école primaire de Larrau (Pyrénées Atlantiques), un village où il avoue posséder des "attaches familiales". Même sauvetage à St Georges de Didonne (Charente Maritime), où Dominique Bussereau, ministre de l'Agriculture, est premier adjoint.
Votre école est menacée ? Domiciliez un ministre dans votre ville ! [cf. Canard Enchaîné 23.03.2005]
Plus fort encore ? Demandez un miracle à Bernadette qui, par une sainte opération, est parvenue à sauver celle de Bar (315 habitants), dans le canton où elle est conseillère générale, contre la décision de l'Inspection Académique de Corrèze... (cf. Libération du 27 juin 2005).

Les députés qui votent les réductions de budget de l'éducation ont souvent bien du mal, dans leur fief, à défendre les fermetures de petites écoles qui condamnent le village à une mort lente, et même les pires libéraux ont été contents de profiter de ce sursis.

[merci à Lio]