Voilà, comme Alex ne nous lâche pas la grappe avec ses "incessants messages sur les sans-pap!", on vous propose de suivre à votre tour son régime en 7 points :
Écouter Deneb Algedi
Koroto, est une chanson de son groupe sur Abdellah, ancien élève de son lycée expulsé vers le Maroc l'été dernier.
Les paroles
KOROTO
Deneb Algedi
chanson pour Abdellah
Hoya n'insiste pas, on ne fait pas
crédit,
Reposez la cannette s'il vous plait, ça n'est
pas gratuit,
Epicier la nuit, non ça n'est pas de tout
repos,
Abdellah s'fait emmerder, il est tard, il a
chaud,
Pas facile - jamais tranquile, en tous cas il gagne sa
vie,
Il a eu son diplôme le jour alors qu'il taffait
la nuit,
C'est une belle perf. mais ça le préfet
s'en fout,
Il faut qu'il fasse du chiffre alors il l'expulse et
c'est tout,
Carte d'étudiant périmée le
lycéen est pris,
Un contrôle de police ça peut casser une
vie,
Abdellah le sait, il l'a appris à ses
dépens,
Menottes aux poignets, la police enlève
même des enfants,
Tu te dois de réagir,
ne reste pas les bras ballants,
Vote c'est indispensable mais pas suffisant,
Préviens tes potes, en avant,
--
refrain en langue Joula
Abdellah, oh - oh - ho,
Abdellah, aïwa,
Abdellah, oh - oh - ho,
Abdellah, aïwa,
--
Now here's a funky introduction of how French I
am,
Watch my papa, ask my mama, there's not half a
gram,
Of French blood in my veins because my roots are so
long,
Plus my crew's influences could range a
mile-long,
Now if you say that I ain't French, that's where you're
dead wrong,
I demonstrate, I like good cheese and 'The Native
Tongues',
You'd be a fool to reply that France don't need 'a
change,
Cause you know, and I know, that immigrants are
staying!
--
refrain
DES PAPIERS? POUR TOUS! ET DES PAPIERS? POUR
TOUS!
DES PAPIERS? POUR TOUS! ET DES PAPIERS? POUR
TOUS!
DES PAPIERS? POUR TOUS! ET DES PAPIERS? POUR
TOUS!
DES PAPIERS? POUR TOUS! ET DES PAPIERS? POUR
TOUS!
DES PAPIERS? POUR TOUS! ET DES PAPIERS? POUR TOUS!
les rafles de sans-papiers (parents ou pas )
sont quotidiennes dans les quartiers populaires de Paris
et de sa banlieue (Belleville, Place d'Italie, La
Chapelle, Montreuil, Bobigny...). Les membres de RESF se
rendent chaque fois sur les lieux et tentent de
s'interposer, voire utilisent des sifflets pour avertir les
sans-papiers du déroulement d'une rafle.
Sur le terme de "rafle", le débat reste
ouvert, un article :
educationsansfrontieres.org.
pour les plus révoltés, l'outil préferé de RESF, l'innondation de mail, fax, coups de fil de protestation aux préfectures, au cabinet du sinistre, aux consuls... : contacter Alex via la messagerie privée du forum de Cétacé (pseudo : Alex Paris 19).
Mais bien d'autres sont dans
cette situation. Le cas de Ramata et Leopoldo
lycéens de l'Académie de Créteil est
encore récent. A Paris, les primaires et les
maternelles se sont mobilisés à plusierus
reprises cette année pour des élèves
menacés d'expulsion.
Les enseignants sont souvent embarassés lorsqu'ils
prennent connaissance de l'existence de ces
situations.
Un collectif, Education sans frontières, constitué en ce début d'été, vise à inciter les jeunes sans papiers à sortir de l'anonymat et encourage les enseignants à oeuvrer dans le sens d'une insertion de ces élèves. La lutte paye dans ce domaine comme l'ont illustré les cas parisiens et val-de-marnais. Elle doit s'orgnaiser désormais au niveau national. Le collectif fait donc appel aux bonnes volontés : enseignants, juristes, associations, syndicats, partis, afin de recenser dès la rentrée les jeunes concernés, constituer des équipes afin des les aider au plus tôt, faire pression sur le milieu scolaire pour obtenir une amélioration de leur situation.
« Le droit à l'école est un droit fondamental. Tous les enfants sans exception doivent pouvoir accéder au système éducatif dès leur plus jeune âge. Or, bien souvent, ce droit est ignoré ou, ce qui est plus grave, contesté par ceux-là mêmes qui sont chargés d'appliquer la loi.
En effet, il arrive régulièrement que des municipalités refusent d'inscrire à l'école des enfants étrangers dont les parents - ou parfois même un seul des deux parents - ne possèdent pas de titre de séjour.
Certains élus tentent toujours de refuser de scolariser des enfants étrangers en subordonnant leur inscription à des contrôles tâtillons (contestation de la réalité du domicile des parents dans la commune, de l'exercice de l'autorité parentale) ou à des exigences illégales (titre de séjour des parents, certificat médical prouvant le regroupement familial de l'enfant).
Certains maires ont même été jusqu'à signaler l'irrégularité du séjour des parents aux préfets ou aux procureurs de la République. Outre le fait que ces actes de délation sont moralement condamnables, ils révèlent des pratiques illégales dans la mesure où la loi ne permet en aucun cas au maire de contrôler la régularité du séjour d'un étranger.
C'est dans ce contexte que le ministre de l'éducation nationale a publié une seconde circulaire, datée 20 mars 2002 réaffirmant très fermement le droit à la scolarisation des élèves étrangers dans le premier et le second degrés d'enseignement.
Il nous a semblé indispensable d'une part de rappeler à nouveau les textes internationaux et les textes de droit interne qui érigent le droit à l'éducation en droit fondamental, de même que les nombreuses instructions ou réponses administratives qui rappellent l'existence de ce droit, d'autre part d'exposer les arguments et les voies de recours permettant de le faire effectivement respecter. »
Juin 2004, Nouvelle édition, 32 pages, ISBN 2-914132-32-8, 8 € + 1,5 € de frais d'envoi.