Pour la scolarisation des élèves étrangers !


Hum, il se passe quand-même des choses bizarres dans mon pays... (mars 2007)

Voilà, comme Alex ne nous lâche pas la grappe avec ses "incessants messages sur les sans-pap!", on vous propose de suivre à votre tour son régime en 7 points :

  1. entendre
  2. convaincre ou être convaincu
  3. voir
  4. se déplacer
  5. donner son nom
  6. siffler les rafles
  7. innonder
  1. Écouter Deneb Algedi

    Koroto, est une chanson de son groupe sur Abdellah, ancien élève de son lycée expulsé vers le Maroc l'été dernier.

    Les paroles

    KOROTO

    Deneb Algedi

    chanson pour Abdellah

    Hoya n'insiste pas, on ne fait pas crédit,
    Reposez la cannette s'il vous plait, ça n'est pas gratuit,
    Epicier la nuit, non ça n'est pas de tout repos,
    Abdellah s'fait emmerder, il est tard, il a chaud,
    Pas facile - jamais tranquile, en tous cas il gagne sa vie,
    Il a eu son diplôme le jour alors qu'il taffait la nuit,
    C'est une belle perf. mais ça le préfet s'en fout,
    Il faut qu'il fasse du chiffre alors il l'expulse et c'est tout,
    Carte d'étudiant périmée le lycéen est pris,
    Un contrôle de police ça peut casser une vie,
    Abdellah le sait, il l'a appris à ses dépens,
    Menottes aux poignets, la police enlève même des enfants,
    Tu te dois de réagir,
    ne reste pas les bras ballants,
    Vote c'est indispensable mais pas suffisant,
    Préviens tes potes, en avant,

    --

    refrain en langue Joula
    Abdellah, oh - oh - ho,
    Abdellah, aïwa,
    Abdellah, oh - oh - ho,
    Abdellah, aïwa,

    --

    Now here's a funky introduction of how French I am,
    Watch my papa, ask my mama, there's not half a gram,
    Of French blood in my veins because my roots are so long,
    Plus my crew's influences could range a mile-long,
    Now if you say that I ain't French, that's where you're dead wrong,
    I demonstrate, I like good cheese and 'The Native Tongues',
    You'd be a fool to reply that France don't need 'a change,
    Cause you know, and I know, that immigrants are staying!

    --

    refrain

    DES PAPIERS? POUR TOUS! ET DES PAPIERS? POUR TOUS!
    DES PAPIERS? POUR TOUS! ET DES PAPIERS? POUR TOUS!
    DES PAPIERS? POUR TOUS! ET DES PAPIERS? POUR TOUS!
    DES PAPIERS? POUR TOUS! ET DES PAPIERS? POUR TOUS!
    DES PAPIERS? POUR TOUS! ET DES PAPIERS? POUR TOUS!

  2. articles atterrants sur la réalité des expulsions
  3. films à voir
  4. forum, manif
    • samedi 24/03, grand forum à Paris 3 "Immigration, où est le problème ?" : contreimmigrationjetable.org
    • grande manif de RESF samedi 31/03, 15h Belleville à Stalingrad
  5. signer des pétitions
  6. couper le sifflet à la milice de Sarkozy

    les rafles de sans-papiers (parents ou pas ) sont quotidiennes dans les quartiers populaires de Paris et de sa banlieue (Belleville, Place d'Italie, La Chapelle, Montreuil, Bobigny...). Les membres de RESF se rendent chaque fois sur les lieux et tentent de s'interposer, voire utilisent des sifflets pour avertir les sans-papiers du déroulement d'une rafle.
    Sur le terme de "rafle", le débat reste ouvert, un article : educationsansfrontieres.org.

  7. à envoyer généreusement

    pour les plus révoltés, l'outil préferé de RESF, l'innondation de mail, fax, coups de fil de protestation aux préfectures, au cabinet du sinistre, aux consuls... : contacter Alex via la messagerie privée du forum de Cétacé (pseudo : Alex Paris 19).


Pour la scolarisation des enfants sans papiers (août 2004)

Mohammed est le plus jeune bachelier de France. Une gloire donc. Non, car il est sans papiers.
Ce jeune ivoirien qui entre à 14 ans à Charlemagne en maths sup aurait du faire la une de TF1. mais NON il est SANS PAPIERS. On connait maintenant son histoire (Libération, 5/07).

Mais bien d'autres sont dans cette situation. Le cas de Ramata et Leopoldo lycéens de l'Académie de Créteil est encore récent. A Paris, les primaires et les maternelles se sont mobilisés à plusierus reprises cette année pour des élèves menacés d'expulsion.
Les enseignants sont souvent embarassés lorsqu'ils prennent connaissance de l'existence de ces situations.

Un collectif, Education sans frontières, constitué en ce début d'été, vise à inciter les jeunes sans papiers à sortir de l'anonymat et encourage les enseignants à oeuvrer dans le sens d'une insertion de ces élèves. La lutte paye dans ce domaine comme l'ont illustré les cas parisiens et val-de-marnais. Elle doit s'orgnaiser désormais au niveau national. Le collectif fait donc appel aux bonnes volontés : enseignants, juristes, associations, syndicats, partis, afin de recenser dès la rentrée les jeunes concernés, constituer des équipes afin des les aider au plus tôt, faire pression sur le milieu scolaire pour obtenir une amélioration de leur situation.


Le Cahier Juridique du Gisti

Le 17 juin 2004 le Gisti (Groupe d'information et de soutien des immigrés) a publié un nouveau "Cahier Juridique" sur la scolarisation des enfants étrangers :
Couverture de la revue

« Le droit à l'école est un droit fondamental. Tous les enfants sans exception doivent pouvoir accéder au système éducatif dès leur plus jeune âge. Or, bien souvent, ce droit est ignoré ou, ce qui est plus grave, contesté par ceux-là mêmes qui sont chargés d'appliquer la loi.

En effet, il arrive régulièrement que des municipalités refusent d'inscrire à l'école des enfants étrangers dont les parents - ou parfois même un seul des deux parents - ne possèdent pas de titre de séjour.

Certains élus tentent toujours de refuser de scolariser des enfants étrangers en subordonnant leur inscription à des contrôles tâtillons (contestation de la réalité du domicile des parents dans la commune, de l'exercice de l'autorité parentale) ou à des exigences illégales (titre de séjour des parents, certificat médical prouvant le regroupement familial de l'enfant).

Certains maires ont même été jusqu'à signaler l'irrégularité du séjour des parents aux préfets ou aux procureurs de la République. Outre le fait que ces actes de délation sont moralement condamnables, ils révèlent des pratiques illégales dans la mesure où la loi ne permet en aucun cas au maire de contrôler la régularité du séjour d'un étranger.

C'est dans ce contexte que le ministre de l'éducation nationale a publié une seconde circulaire, datée 20 mars 2002 réaffirmant très fermement le droit à la scolarisation des élèves étrangers dans le premier et le second degrés d'enseignement.

Il nous a semblé indispensable d'une part de rappeler à nouveau les textes internationaux et les textes de droit interne qui érigent le droit à l'éducation en droit fondamental, de même que les nombreuses instructions ou réponses administratives qui rappellent l'existence de ce droit, d'autre part d'exposer les arguments et les voies de recours permettant de le faire effectivement respecter. »

Juin 2004, Nouvelle édition, 32 pages, ISBN 2-914132-32-8, 8 € + 1,5 € de frais d'envoi.