Nécros - Les fossoyeurs

Renaud Dutreil, ou l'amour des fonctionnaires




« Le problème que nous avons en France, c'est que les gens sont contents des services publics. L'hôpital fonctionne bien, l'école fonctionne bien, la police fonctionne bien. Alors il faut tenir un discours, expliquer que nous sommes à deux doigts d'une crise majeure - c'est ce que fait très bien Michel Camdessus - mais sans paniquer les gens, car à ce moment là ils se recroquevillent comme des tortues ».



Ce que l'on dit des services publics dans les cercles du pouvoir. Dutreil, Ministre de la Fonction publique, dont l'objectif est de la détruire. (28.10)

Charlie Hebdo (27.10) s'est rendu anonymement (et pour cause les journalistes de ce genre étaient interdits) à un petit-déjeuner de la Fondation Concorde animée cette fois par le ministre Dutreil. L'usage de Cétacé n'est pas de recopier les articles des confrères de la presse mais là les mots reproduits dans Charlie ne méritent presque aucuns commentaires (les nôtres sont donc entre crochets). Citons donc Dutreil recueilli par Charlie :
- "les retraités de la fonction publique ne rendent plus de service à la nation [ceux de l'entreprise privée si]. Ces gens là sont  inutiles [Chez ces gens là monsieur...] mais continuent de peser très lourdement. La pension d'un retraité c'est presque 75% du coût d'un fonctionnaire présent [et même absent étant donné le taux d'absentéisme]. Il faudra résoudre ce problème (sic.)."
- "A l'heure actuelle nous sommes un peu méchants avec les fonctionnaires [mais bientôt on va l'être beaucoup]. Leur pouvoir d'achat a perdu 4,5% depuis l'an 2000 [merci on s'en était aperçu, mais c'est aussi vrai des salariés du privé, donc vous êtes méchants avec tout le monde sauf quelques uns]."
- "Comme tous les hommes politiques de droite, j'étais impressionné par l'adversaire [et après ce sont les mêmes qui nous vantent la fin des idéologies, de l'histoire et de la lutte des classes]. Mais je pense que nous surestimions considérablement cette force de résistance [attends un peu mon bonhomme !]. Ce qui compte en France c'est la psychologie, débloquer tous ces verrous psychologiques".
- "C'est sur l'Education nationale que doit peser l'effort principal de réduction des effectifs de la Fonction publique. Sur le 1,2 million de fonctionnaires de l'Education nationale, 800000 sont des enseignants. Licencier dans les backs office de l'E.N., c'est facile on sait comment faire avec Eric Woerth (secr d'etat à la réforme de l'Etat), on prend un cabinet de conseil et on change les processs de travail, on supprime quelques missions. Mais pour les enseignants c'est plus délicat. il faudra faire un grand audit."
- "Le problème que nous avons en France, c'est que lens gens sont contents des services publics. L'hôpital fonctionne bien, l'école fonctionne bien, la police fonctionne bien. Alors il faut tenir un discours, expliquer que nous sommes à deux doigts d'une cris emajeure - c'est ce que fait très bien Michel Camdessus - mais sans paniquer les gens, car à ce moment là ils se recroquevillent comme des tortues".
HG (28.10) avec Charlie (E. Veil).