L'entreprise prospère sur les faiblesses financières de l'hôpital public. Elle se réjouit d'ailleurs de cette faiblesse si l'on en juge par les propos d'ouverture du site officiel de la Générale :
« L'hospitalisation publique connaît de réelles difficultés et voit sa capacité de soin diminuer. Des listes d'attente commencent à se constituer dans certaines spécialités médicales. La nécessité d'un pôle fort et structurant au sein de l'hospitalisation française est donc une opportunité réelle pour Générale de Santé. En outre, la question du coût du système de santé public aboutira nécessairement, à moyen terme, à ce que des tâches de plus en plus nombreuses soient confiées au secteur privé hospitalier. En effet, à qualité et à complexité de traitement égales, celui-ci présente des coûts notoirement inférieurs, selon l'Assurance Maladie elle-même. Dans ce contexte, Générale de Santé est évidemment l'acteur le mieux placé pour assurer les missions correspondant à un vrai besoin de la population. »
Vous constaterez évidemment que la Réforme de la Sécurité sociale ne peut que contenter ce type de développement entrepreuneurial (est ce bien l'orthographe nécessaire ?)
Le nombre de cliniques privées, et notoirement en Ile de France,
a diminué de 1400 à 1250 en dix ans et la
Générale récupère les lambeaux du système
en formatant une à une après les avoir rachetées, ces
cliniques désormais labélisées.
Créée en 1987 la Générale compte
déjà 137 établissements la plupart en France
mais aussi chez Berlusconi qui lui ouvre grandes ses portes (si vous voulez
savoir où se trouvent ces jolies cliniques labélisées,
comme la viande rouge, voir le
site de l'entreprise).
Ces cliniques travaillent surtout dans les domaines les plus rentables :
bébé générale, cancers généralisés,
etc. Un chiffre d'affaires qui a été multiplié par
quatre en 15 ans, mais chut, il faut diminuer les dépenses de
santé.
Les partenariats se développent avec les hôpitaux publics
(Plan Hôpital 2007, en fait déjà en route), La Croix rouge
(qui forme pour la Générale des infirmiers dont on manque dans les
hôpitaux publics, tiens, tiens)...
La Générale se fait une spécialité de la mise
en concurrence des hôpitaux (annoncée il y a peu par le
ministre de la Générale de Santé : on remet
les compteurs à zéro, prêt, feu, partez à la
Générale...). L'entreprise est en phase avec la
société -sécurité des patients,
compétition, économies - avec nos dirigeants
(soignés à la Générale), avec les descendants
du général (oui je sais elle est facile, mais bon, j'ai dit
de Série B).
Pour terminer : L'assemblée Générale des actionnaires aura lieu le 22 juin. Nos concitoyens ne connaissent rien de l'existence de cette entreprise prospère. Vous avez prévu quelque chose ?
Hervé G.
Hopital au bord de la destruction (La Générale 2 -acharnement
thérapolitique)
Le Monde 8 juin : A Lyon un hôpital flambant neuf va être détruit. il s'agit de
l'hopital de la Générale de santé Jean Mermoz (Lyon 8e arrt) qui regroupe comme
la stratégie de la générale l'impose trois cliniques. Il ne sera pas ouvert de
sitôt, car il doit etre détruit entièrement (alors qu'il est achevé). Pourquoi ?
Voici l'explication du Monde (journal bolchevique comme on sait) :
"Les
experts considèrent que cette dernière (la
Générale) a privilégié les
considérations
financières au détriment de la qualité des
ouvrages... le maitre d'ouvrage a
accepté de confier les travaux à une entreprise n'ayant
aucune référence pour
des travaux de cette technicité et dont l'offre était de
13% plus basse que
l'estimation des maitres d'oeuvre, et 25% que les autres offres des
concurrents".
CQFD. Il va faire bon se faire soigner dans les belles cliniques labélisées… de
la Générale.
Hervé G.