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A
Créteil |
| 2007 - 2008 | * -8830 postes dans le secondaire, la saignée s'accélère. * Projet de réforme du Bac Pro - en 3 ans au lieu de 4, histoire de réduire les horaires d'enseignements, sections, options, enseignants même... et élèves, in fine (vive l'entreprise !). La mobilisation - importante : bahuts bloqués par les lycéens, grèves en ordre dispersé - semble porter ses fruits, avec une reculade (à surveiller) de Darcos (novembre-décembre 2007) *Réduction drastique annoncée des budgets de lycée agricole ; d'où un mouvement de protestation très, très mal relayé médiatiquement (novembre-décembre 2007) |
| 2006-2007 | *Révision du décret de 1950 (avortée
grâce à une résitance tous azimuts inhabituelle :
boycott des bacs blancs, des conseils de classe, etc...) *Organiser une pénurie d'enseignants (constante depuis 2003) |
| 2005-2006 |
*Mise en application de la Loi Fillon par De Robien *Suppression de postes, concours, etc... mise au chômage massif des précaires de l'EN |
| 2004-2005 L'entreprise de démolition s'accélère encore |
*
Précarité à tous les étages : quand
le secteur public devient un laboratoire de la
précarité... - Poursuite de la dégradation du statut des TZR (septembre 2004) - Des milliers de précaires au chômage dans l'En (septembre 2004) - Le rectorat de Créteil "oublie" de payer 300 surveillants (octobre 2004) * Violence scolaire / violence de l'institution - partenariat Ecole / Police ; grande journée de cirque médiatique du jeudi 6 janvier ("sécurisation" des établissements...) - Des vigiles engagés par un lycée de Blois (octobre 2004) - R. Veuillet : un mois de grève de la faim pour obetnir une médiations (octobre 2004) * Divers : - suppression des TPE (décembre 2004) - Le lundi de la Pentecôte supprimé par solidarité... avec le MEDEF (novembre 2004) - Le passage hors-classe dépendrait désormais des chefs d'établissement (oct. 2004) *Loi d'Orientation (novembre 2004), annoncée par Fillon, appliquée par De Robien : - loi d'Orientation : mais jusqu'où s'arrêteront-ils ? - le remplacement interne et ses conséquences -fâcheuses- * Luttes en cours pour éviter l'accroissement indéfini de la rubrique... Cf. rubrique Actions |
| Ce qu'ils ont fait en 2003-2004 | * Baisse des recrutements
aux concours d'enseignement Les plus bas chiffres au concours depuis une quinzaine d'année... 12500 postes aux concours externes en 2004 contre 18000 en 2003. Soit 6000 enseignants de moins à la rentrée !! (source SNES). Et juste avant les vacances, le ministère a annoncé la fermeture d'une cinquantaine de concours d'enseignements l'an prochain... Quand on sait que les départs à la retraite s'accélèrent... * Suppressions massives d'options et de sections : Les DHG sont sorties les unes après les autres, par académie ; particulièrement visées, les sections STT, les lycées professionels, les sections Segpa, et les options rares. Toujours la même stratégie d'attaque d'abord des présumés "plus faibles" (l'an dernier, c'était les personnels non-enseignants). Plusieurs pétitions à signer pour les disciplines particulièrment menacées. * Accroissement de la précarité dans l'EN : - perte des 20 points de bonification TZR, annonce de leur disparition et du démantèlement du système de rempalcement * Divers et -a-variés : - Seillères s'offre la quasi-totalité de l'édition scolaire - fin de la gratuité du Louvres pour les enseignants (21.06) - Police et caméras dans les établissements des Hauts de Seine ?(2004). - Violence statistique et violence scolaire (Hervé, juin 2004) * Cette année-là... pour enrayer le processus : - deux grèves nationales "classiques" : 12 mars et 25 mai - une participation aux autres mouvements sociaux (Sécu, EDF-GDF...) - une foultitude d'actions novatrices - la mulitplication des collectifs |
| Rappel douloureux 2002 -2003 |
* Décentralisation d'une partie
des personnels de l'EN (loi finalement passée en force au coeur
de l'été 2004) * Réforme des retraites, ou comment côtiser plus pour recevoir moins * Suppression du statut de surveillant (MI-SE) |
(JLB - 12.11)
<>Ca y est, c'est du sûr : mardi 9 novembre, après moultes tergiversations, JPR a confirmé aux recteurs que le lundi de Pentecôte ne serait désormais plus férié pour les personnels de l'Education Nationale et les élèves, afin de financer l'aide aux personnes dépendantes. "Sauf exceptions culturelles locales", a tenu à préciser le bon Jean-Pierre... Et c'est le recteur qui est chargé de décider si "exception culturelle locale" il y a !En guise de réaction, outre une bonne petite grève ce fameux lundi - et les suivants ? -, ce qui fera pour le coup une vraie économie à l'Etat (vive les retraits de salaire !), on peut aussi prendre le parti d'en rire... Avec cette -tordante et édifiante- réponse de la section Sud Education 16 au Recteur de Poitiers, par exemple (la question de M. le Recteur : "Quel jour férié préféreriez-vous sacrifier ?") :
SUD Education 16
Le 14/10/2004
Au Rectorat de Poitiers
Objet : réponse à la "consultation" relative au jour
férié travaillé
Nous accusons réception de votre courrier, qui, avouons-le, nous
a bien fait rire.
Répondons rapidement à l'aspect (officiel) de «
solidarité » avec les personnes âgées
dépendantes. Nous n'avons toujours pas compris en quoi une
journée de classe supplémentaire améliorerait la
situation des anciens. Si ce n'est, bien entendu, à
considérer que cela éviterait à certains, ce
jour-là, la visite de leurs petits enfants trop turbulents.
Mais, en prenant en compte cet aspect, on constatera que le
problème ne sera que déplacé vers les personnels
de l'éducation, sans pour autant être résolu.
Quant à faire travailler gratuitement les salariés du
privé un jour de plus, nous comprenons parfaitement que cela
traduise la solidarité du gouvernement envers le MEDEF. Certes,
cette organisation rassemble un certain nombre de vieillards
acariâtres mais force est de reconnaître qu'ils ne
représentent pas, fort heureusement, l'essentiel de nos anciens.
Depuis quelques années nous avons beaucoup perdu (retraite,
sécu, décentralisation.), mais pas encore la raison.
Lorsque le gouvernement a décidé de casser notre
régime de retraite, de démanteler les acquis sociaux, il
n'a pas cru bon d'entendre la protestation de millions de
salariés, en grève et dans la rue. Alors nous ne doutons
pas que l'avis que nous pourrions vous donner ne vous servirait dans le
meilleur des cas que de caution démocratique, et dans le pire,
de coussin. Vous l'ignorez peut-être, mais notre syndicat n'est
pas issu de la tradition chrétienne et il n'est pas dans nos
pratiques de tendre l'autre joue.
Quel que soit votre choix, nous vous remercions par avance de bien
vouloir nous le faire connaître quelques temps à l'avance
afin que nous puissions déposer un préavis de
grève dans les délais légaux. Nous voudrions user
de ce droit tant qu'il est encore reconnu. C'est à notre avis le
meilleur geste de solidarité que nous pourrons réaliser
à l'égard de nos glorieux anciens qui ont su se battre
pour la conquête des droits sociaux. Pour notre part, nous avions
déjà annoncé le dépôt d'un
préavis de grève pour le lundi de la Pentecôte.
Mais nous saurons nous adapter à tout autre choix. Le seul
souhait que nous ayons à formuler est que vous jetiez votre
dévolu sur un jour très ensoleillé afin que nous
puissions profiter pleinement de cette journée de grève.
Nous vous assurons de notre attachement au service public solidaire.
Le bureau de SUD Education 16
Charlie Hebdo (27.10) s'est rendu anonymement (et pour cause les journalistes de ce genre étaient interdits) à un petit-déjeuner de la Fondation Concorde animé cette fois par le ministre Dutreil. L'usage de Cétacé ! n'est pas de recopier les articles des confrères de la presse mais là les mots reproduits dans Charlie ne méritent presque aucun commentaire (les notres sont donc entre crochets). Citons donc Dutreil recueilli par Charlie :
- "les retraités de la fonction publique ne rendent plus de
service à la nation [ceux de l'entreprise privée si]. Ces
gens là sont inutiles [Chez ces gens là
monsieur...] mais continuent de peser très lourdement. La
pension d'un retraité c'est presque 75% du coût d'un
fonctionnaire présent [et même absent étant
donné le taux d'absentéisme]. Il faudra résoudre
ce problème (sic.)."
- "A l'heure actuelle nous sommes un peu méchants avec les
fonctionnaires [mais bientôt on va l'être beaucoup]. Leur
pouvoir d'achat a perdu 4,5% depuis l'an 2000 [merci on s'en
était aperçu, mais c'est aussi vrai des salariés
du privé, donc vous êtes méchants avec tout le
monde sauf quelques uns]."
- "Comme tous les hommes politiques de droite, j'étais
impressionné par l'adversaire [et après ce sont les
mêmes qui nous vantent la fin des idéologies, de
l'histoire et de la lutte des classes]. Mais je pense que nous
surestimions considérablement cette force de résistance
[attends un peu mon bonhomme!]. Ce qui compte en France c'est la
psychologie, débloquer tous ces verrous psychologiques".
- "C'est sur l'Education nationale que doit peser l'effort principal de
réduction des effectifs de la Fonction publique. Sur le 1,2
million de fonctionnaires de l'Education nationale, 800000 sont des
enseignants. Licencier dans les backs office de l'E.N., c'est facile on
sait comment faire avec Eric Woerth (secr d'état à la
réforme de l'Etat), on prend un cabinet de conseil et on change
les process de travail, on supprime quelques missions. Mais pour les
enseignants c'est plus délicat. Il faudra faire un grand audit."
- "Le problème que nous avons en France, c'est que lens gens
sont contents des services publics. L'hôpital fonctionne bien,
l'école fonctionne bien, la police fonctionne bien. Alors il
faut tenir un discours, expliquer que nous sommes à deux doigts
d'une crise majeure - c'est ce que fait très bien Michel
Camdessus - mais sans paniquer les gens, car à ce moment
là ils se recroquevillent comme des tortues".
(28.10) avec Charlie (E. Veil).
Le lycée Augustin Thierry
de Blois fait appel, depuis la rentrée, aux services de
vigiles d'une société privée pour assurer la
sécurité à l'entrée de
l'établissement, suite à des incidents
répétés ! Coût annuel : 38 000 euros. Le principe en avait
été voté en CA sur la proposition du proviseur, en
raison du refus du rectorat de l'académie d'Orléans de
répondre à sa demande de compenser la suppression de deux
postes de CES (Contrat Emploi Solidarité) chargés de ces
tâches.
Qu'on vienne encore nous dire que les restrictions budgétaires n'ouvrent pas la voie à une forme de privatisation de l'EN...
Extrait de communiqué SUD-Education des Hauts-de-Seine :
«(...) Après le vote de 11 millions d'euros pour la surveillance vidéo des abords des 90 collèges du département des Hauts-de-Seine (122 000 euros par collège) par le Conseil général, une nouvelle agression vient d'être commise contre l'enseignement public. Suite à un jet de bouteille d'acide dans la cour, le Conseil d'administration du Collège Edouard Manet de Villeneuve-la-Garenne (92) vient d'adopter un protocole (Police-Education nationale) installant un policier à demeure au collège, et ce en dépit de l'opposition unanime des élus enseignants. Pour souligner la portée de la proposition de Sarkozy et pour faire pression sur le Conseil d'administration, le Préfet Michel Delpuech, l'Inspecteur d'Académie et le Maire se sont déplacés en personne (...)».