La casse des services public - Cétacé !

Pour une convergence des infos... et  des luttes !


SOMMAIRE

Cétacé est un collectif, issu du milieu enseignant, qui s'est formé suite à "l'échec" du mouvement du printemps 2003. Ce mouvement fut pour nous l'occasion d'une prise de conscience des parentés dans les politiques de casse des services publics en cours, comme de la nécessité de faire converger les luttes pour obtenir des victoires. Depuis, le mouvement du service public de l'Energie en 2004 est venu  confirmer cet échec des luttes isolées.

Dans les Hôpitaux, à La Poste, dans le secteur de l'Energie, dans la SNCF, dans l'Education Nationale, partout, ce sont les mêmes logiques de recrutements accroissant la précarité, d'attaques contre les statuts, et de suppressions massives de postes ; dans le même temps, les politiques de restrictions budgétaires entrainent inévitablement la détérioration de la qualité des services publics et créent pour usagers et personnels des situations allant de l'absurde (cf. Hôpital au bord de la Crise de Nerfs) au dramatique (meurtres de Pau).

Que ces pages soient l'occasion d'une prise de conscience des logiques extrêmement similaires à l'oeuvre dans la casse successive des services publics, casse accélérée actuellement (mais où les gouvernants de gauche ont eu leur part) ; et servent de relais pour les luttes actuelles et futures.

N'hésitez-pas à nous envoyer informations et réflexions à infos@cetace.org


Les Fossoyeurs
A tous saigneurs, toute horreur : ceux par qui la casse des services publics s'accélère.
- Renaud Dutreil : ou l'amour des fonctionnaires et des services public
- Nicolas Sarkozy : et voici le Sarko-show : chronique de la haine ordinaire
- François Fillon : best-of des propos du sinistre sur le forum
Necro-Education
Evidemment, ce qu'on connaît le mieux, et du plus près, à Cétacé...
Du vécu, quoi !

Santé !
Remise en cause de la Sécu et de l'assurance-maladie vers une santé à deux vitesses, désorganisation massive du secteur hospitalier...
Avec une réaction en 2005 chez les généralistes et dans le secteur psy : à suivre !
SNCF, c'est
plus possible...

Suppression de postes, manque de crédits pour entretenir voies et machines, auto-concurrence de la SNCF qui lance un train privé (I-TGV) : SNCF, c'est plus  possible !
Et un appel à la grève illimitée (Sud-Rail) à partir du 18 janvier, un !
Panne d'énergie !
EDF-GDF, LE grand mouvement 2004. Pour quel bilan...
C'est plus marqué La Poste.
1/3 de salariés précaires, des fermetures de postes à gogo, aucun concours de recrutement depuis plusieurs années...
Et de belles petites grèves, comme à Marseille en mars 2005, mais isolées.

France-Telecom
Bon, plus vraiment un service public, c'est vrai. Mais une bonne place dans la nécro : dégradation des conditions de travail, privatisation à marche forcée, etc...
Agenda des luttes
16 mai, 29 mai : et après ?







France Télécom devient une entreprise privée (4.09 - JLB)

En cédant le mercredi 1er septembre 2004 9,6% du capital de France Telecom, la triplette Chirac-Raffarin-Sarkozy est parvenue à ses fins : faire de France Telecom une entreprise privée, l'Etat ne détenant plus que 43,6% du capital.

Rappel des faits qui ont permis d'en arriver là (et qui avaient échappé à notre Rubrique nécro, et pour cause, Cétacé n'existait pas encore...) :
- 1988 : création de France Telecom, jusqu'alors filiale des PTT
- 1996 : France Télécom passe du statut d'entreprise publique à celui de société anonyme, préalable à l'ouverture du capital [ça ne vous rappelle rien ? c'est la loi qui est passée pour EDF cet été...]
- 1997 : l'ouverture du capital est décidée par... le gouvernement Jospin !
- 2003 : Raf' fait voter une loi (adoptée en décembre) permettant à l'Etat de détenir moins de 50% du capital

Intérêt de la chose ?
Pour l'Etat : encaisser la somme de 4,5 milliards d'euro pour -officiellement- éponger une partie de la dette (money, money).
Pour l'entreprise : plus de souplesse dans la gestion, et, dixit Sarko', cela permettra à l'entreprise "d'accroître ses marges de manoeuvre pour pouvoir s'adapter aux évolutions futures des marchés des télécommunications" ; on le croit sur parole ?
Pour les usagers :euh, quelqu'un se pose-t-il vraiment la question ?
Pour les salariés : ce sont évidemment eux qui vont trinquer et trinquent déjà ; si les salariés peuvent garder le statut de fonctionnaire, leurs conditions de travail sont rendues extrêmement pénibles par la nouvelle idéologie business et ses conséquences concrètes (cf. le livre La Machine à broyer, témoignages et études sur la souffrance des employés de l'entreprise) et les suppressions d'emploi sont déjà massives (pour la France, 7700 postes supprimés en 2003, 8800 prévus en 2004...). Et c'est peut-être bien là l'objectif majeur  d'un gouvernement obsédé par la volonté de diminuer le nombre de ses fonctionnaires...

source : article d'Olivier Aubry, Le Parisien du 3.09
cf. aussi l'article de Libération : L'Etat décroche brusquement de France Télécom