Que faire ?
Méditer les texticules d'Angel


La mise en ligne des oeuvres intégrale de notre ami Angel se poursuit (dans le désordre). A méditer.

FLASH-ECOLO ou l'Eden du jardin (juin 2004)
XXI-VI-MIM (juin 2004)
Texticules de printemps (mai 2004)
Dans quel monde Vuitton (avril 2004 - Cétacé n°1)

 

FLASH ĚCOLO
ou
L’Eden du jardin

Plutôt que cultiver son jardin,  cultiver un jardin
Moins d’égocentrisme, moins de je me la raconte. 

Té, je m’en vais ouvrir un bar à thym
Ou bien traquer la sève à l’autre bout du monde.

Humble, près de la terre, plaisir simple
Simple plaisir de la simplicité.

All over the world
Every thing can stand in very few words.

Nota: les instants passent et se suivent parfois avec la rapidité insolente de l’éternité
(toujours les mêmes troublantes de déjà vécu)
Dussé-je en avoir vingt, qu’ils seraient tous pourvus.

Un type, un jour, prend ses cliques et quelques claques et s’en va visiter sa cervelle d’oiseau. Il le fait à tire d’aile. Surgie des circonvolutions, belle comme une mer de rêve, la subliminale image de l’altérité créatrice. Il se pâme de sentir tout ce qui l’attire d’elle.
« Entre l’ascendance et la descendance moi je danse » - fait-il - alors que le jour peine à se débarrasser de la nuit.
S’est-il  trompé d’étage ? (s’en soucie-t-il à peine) Non, il doit se trouver quelque part encore entre chien et loup dans les méandres  insaisissables de l’instant, dans l’immatièreté de sa conscience.
¡N’empêche qu’elle est foutrement là ! ¿Comment a-t-elle jailli ainsi ? – à en brûler son pourpoint, a-t-il envie de rajouter, comme s’il ne suffisait pas à son étonnement de se voir de la sorte entremêlé dans une phrase qui n’a pas plus de tête que de queue ?
-Ouffffffffff maugréa-t-il dans un soufffle indescriptible,  j’ai failli me perdre dans un soupçon d’intelligence, j’l’avais pas vu. Faut dire que c’est si dérisoire. D’abord y a vachement plus de questions que de réponses. D’un autre côté ça prend pas beaucoup plus de place qu’une queue de boudin ou une eau de poisson



XXI-VI-MIM

Des calages bizarres.
C'est l'été, c'est le moment rêvé, personne.
Oserait contre dire à moins.
(Attendez, je crois bien qu'à la porte on sonne
ce doit être le voisin)
Qu'on ne soit margeoriginal, qui.
Ne ressent pas cette langueur bourgeonnante
voire cette lubrique frénésie tout comme.
Vous vous fourguâtes âme et corps
dans ce rituel continuum, encor.
Que vous le fîtes avec une régularité
métronomico-saisonnière, homme.
De peu de foi, insecte, tout de vanité
faîte de cette saison qui un jour aura été.
 

Douce                                     une aube rousse,
demain                                    et deux mains
naîtra                                      entre les draps.

 
Et Pablito du nouveau siècle prendra soin de Lola. Les lapereaux ne seront plus apeurés, les craintes finiséculaires s'étant évaporées. Ils auront juste à lutter pour préserver leur intégrité contre les gourous de tous poils et autres pestiférés de l'âme qui auront survécu au vingtième outrecuidant. 

Homme du temps présent, ¿que te sert de t'alarmer ?
Sors de ce sillon, éloigne-toi du troupeau,
mire au-delà des lignes, sors de tes oripeaux,
et tu verras que tu n'es pas si mal armé.



 

                          

Texticules de printemps

Bonjour, les bourgeons sortent, la sève circule
et c’est assez pour alimenter ce texticule.

Sus à la pyramide. Figure du pouvoir. Palimpseste de tous les esclavages, de toutes les dépendances à la suprême autorité. Osons le sacrilège libérateur : rasons de nos mémoires ce paradigme grossier des hiérarchies coercitives et ô combien castratrices.

La sphère au contraire est plutôt sympa. Bille, boule, ballon, terre, lune, soleil, mamelle nourricière, fesse suggestive. Rien que la saine raison ne puisse embrasser simplement, sans se prendre le chou.

Coupable chronique des pires malversations, prévaricateur précoce, la fripouille présidentielle trône impunément sur le faîte de sa décadente cour. Droitdel’hommiste à la manière du droit du loup dans la bergerie, le rassis oligarque ressasse les rances discours censés rasséréner son amnésique plèbe.

Bien que du remue-méninges au rince-doigts le bouffant élyséen entouré de ses panseurs invertébrés  feignassent de se soucier du sort de leurs sujets, ces derniers se sentaient peu à peu gagnés par le parfum enivrant de la vindicte.

 « Messieurs les potentats, le pouvoir est une arme à double tranchant.
Demandez un peu voir à Louis le XVIème … »

 


 


Dans la rubrique « Rions un peu avec Dieu (Emile) tant qu’on le peut »
 
Dans quel monde vuiton ?                        par Angel  le 28 janvier 2004

 M ton prochain,
et quid du lointain ?
Ah oui… à la manière du téléphone arabe, il y aura droit lui aussi
paré PERCUSSION.
Le tambour est un instrument honni de la chrétienté.
Consolons-nous : il y a de l’eau sur Mars.
Tambourinons la salvatrice nouvelle à travers le Sahel et jusques aux confins des contrées désertiques.
-  Ah mais quel mauvais esprit que le tien !!!

¿ne vois-tu pas que c’est un pas gigantesque pour la science ?

(n’est-il pas ?)
- Si, si. Pardonnez mes offenses, excusez mon cynisme. Ah la la, va falloir que je me confesse.
- Oui et surtout n’oublie pas de te signer devant la croixTM, anonyme citoyen !

 N indéfectible.
Un MUR au pays du peuple élu.
¿ qui désormais ose
rêver d’osmose ?
Quel est l’illuminé qui juste envisage que puissent se côtoyer les deux sémites ?
Qui peut discerner dez ailées obédiences ou des instincts ethnico-grégaires égoïstes,
des  prétextes religieux marqués(masqués ?) par des signes extérieurs d’allégeance perpétuelle (kippaTM ,voileTM et autres)
ou des velléités colonisatrices opposées à des formes ultimes de résistance suicidaire.

 Ô Dieu !
(vaut mieux s’adresser au bon dieu qu’assassins), éclaire nos pauvres vessies par tes trois imposteurs de VRP* et dis-nous quel prix donnes-tu

à la vie ? …………. $
à la mort ?  ……………$
à la vie après la mort ? ………………$

 TM : Trade Mark
* Very Representative Prophets par ordre d’apparition supposée sur cette terre : Moïse, Jésus et Mahomet.